14 avril 2008
Séance photo
Elle ouvrit le petit paquet, le plus plat.
C'était une paire de bas noirs ultrafins en soie.
Elle avait presque peur d'ouvrir les autres maintenant, mais tout était bien là, tout ce qui sert à alimenter les fantasmes les plus secrets : porte-jarretelles, string et soutien-gorge, tous noirs.
Elle se détourna pour se déshabiller et alla dans la chambre.
A ôter ainsi ses chaussures plates, sa veste et son jean, son chemisier blanc, ses horribles chaussettes bleues son soutien-gorge et sa culotte ordinaire, pour enfiler... elle avait l'impression de se défaire d'une peau pour en revêtir une autre.
Elle enfila d'abord le porte-jarretelles, puis les bas.
Le string était en soie et en dentelle. Le soutien-gorge très échancré, avait des vues très ouvertes sur la manière dont ses seins devaient s'y loger.
La glace lui renvoya l'image d'une étrangère étonnamment sexy.

Elle but une grande gorgée de champagne et repassa dans le salon, il la détaillait des pieds à la tête avec le plus vif intérêt.
" Je voudrais te prendre en photo..."
Il retourna le panneau en glace et le replia de manière à ce que chacun des pans renvoie la même image, mais sous un angle différent.
Elle le regardait ramener ses cheveux en arrière sur la nuque. Elle se sentait détendue, goûtant le contact de ses mains dans sa chevelure.

Il prit plusieurs photos sous des angles différents, certaines d'elle, d'autres de son reflet dans la glace, avant de reposer l'appareil.
Du doigt, il lui écarta les seins, il lui prit le menton et lui renversa la tête pour l'embrasser sur la bouche. Puis il passa derrière elle, il lui pinça le lobe de l'oreille, lui caressa la joue et suivit du bout du pouce le dessin de sa lèvre inférieure.
Tout ceci était infiniment troublant.

Cette fois-ci, elle dut s'asseoir en écartant légèrement les cuisses et, tout en gardant les mains ouvertes, glisser les pouces sous les bas. il ramena ses cheveux sur le devant pour leur faire épouser la courbe du sein gauche. Il la shoota sous tous les angles, longuement.
Elle n'aurait jamais pensé qu'être prise ainsi en photo puisse être aussi troublant. Elle s'en voulait presque de prendre autant de plaisir de s'exhiber ainsi.

Il lui offrit une nouvelle gorgée de champagne, puis dégrafa son soutien-gorge et arrangea ses cheveux autour de ses seins, pour mieux les mettre en valeur.
Il fit rouler le bout de ses seins entre son pouce et son index, et elle les regarda se durcir et gonfler dans la glace.
Puis ses mains glissèrent sur ses hanches, faisant rouler le string de soie noire sur ses fesses. Il le fit descendre le long de ses jambes jusqu'aux pieds.
Avec pour tout vêtement son porte-jarrettelles et ses bas, elle était nue, pour l'essentiel, mais par certains côtés très habillée.

Il la tourna légèrement de côté, les seins de profil.
Il lui fit glisser les doigts de la main droite entre la chair nue et les bas et poser la main gauche en haut de la cuisse gauche, la jambe droite à peine fléchie pour que la main reste visible.
Elle voyait dans la glace ce que sous-entendait la pose.
Il glissa sa main entre ses cuisses, dans la glace elle vit son expression changer immédiatement, se charger de langueur et d'attente.
Ses seins se gonflèrent comme pour mieux attirer les caresses...
Il prit toute une série de clichés.

Puis il lui fit se croiser la jambe gauche sur la jambe droite, poser la main droite sur les fesses, glisser la main gauche entre les cuisses, renverser légèrement en arrière, puis l'incliner un peu pour se regarder dans la glace.
Il lui effleura les seins, dont les pointes se durcirent. Cette pose-là aussi fut immortalisée, sous tous les angles.
Il la fit asseoir sur son pied gauche d'une manière bien précise, de façon à ce que le talon et la cheville s'emboîtent dans l'entrejambe, puis lui fit rouler son bas avec une lenteur calculée sur sa jambe droite, tout en filmant chaque étape de l'opération.
Ensuite il la fit étendre sur le dos, jambe droite repliée pudiquement sur le ventre, tandis qu'elle retirait l'autre bas de sa jambe gauche levée.

Elle ondulait sur la chaleur douce du couvre-lit. Il la dominait de toute sa taille, appareil au poing.
" Encore une "
Il lui fit mettre sa main gauche sous la tête, fléchir un tout petit peu le genou droit, ramener son pied gauche au plus près de son cul et la main droite en bas.
Il recula pour juger de l'effet dans l'objectif, prit la photo...
S'il la touchait là, maintenant, n'importe ou, elle exploserait en mille morceaux.

Il se déshabilla ou plutôt arracha ses vêtements, nu au dessus d'elle.
Il s'allongea sur elle, entre ses jambes, prêt à la pénétrer, mais sans le faire encore.
Il la regarda... Jamais personne ne l'avait regardée ainsi.
C'était peut-être le diable en personne, mais ni le diable, ni l'enfer ne lui faisaient plus peur.
Ses yeux lui disaient à quel point il la désirait, et elle avait tant besoin qu'on la désire.
Elle lui passa les bras autour du cou.
De sa bouche, il effleura la sienne. Il se mit à bouger, se pressant contre-elle. Elle ne put s'empêcher de répondre à son étreinte.
" Fais-moi l'amour "
Il se mit à effleurer tous les plats et les méplats de son visage, les creux de sa gorge, laissant sa langue s'égarer à dessein.
Elle gémit sous lui. Elle en avait assez de jouer, elle voulait qu'il la baise, entièrement, profondément...
" Baise-moi..."
Il s'enfonça en elle. Elle aimait être une femme plus que tout, quand elle sentait qu'être une femme n'était peut-être rien d'autre que ce vide permanent, cette attente d'un homme, et d'un seul peut-être pour le remplir...
Parfois elle se demandait si les hommes ressentaient ce vide intérieur...
Elle en arrivait presque à se demander si l'homme et la femme n'étaient-ils que boulon et écrou, contraires totalement complémentaires.
Elle s'accrochait à lui, ne relâchant son étreinte que pour mieux le reprendre.
Sensation de transparence, elle savait comment il la pénétrait, comment il voulait la sentir bouger.
Il lui murmura à l'oreille des mots crus, qui fouettèrent le désir qu'elle avait de lui.
Elle le laissa la prendre avec un mélange de douceur et de violence.
Cette force qu'il dégageait et c'est ainsi qu'elle mesurait son propre besoin, à l'aune de sa force.
Plus il démontrait cette force violente, plus il la désirait...
Ils jouirent ensemble, elle cria son prénom, il éructa le sien.
Elle lui caressa les cheveux, ce n'était qu'un désir parmi d'autres, tant chaque parcelle de lui était belle, chaque pouce de son corps désirable.
Il s'endormit ainsi dans ses bras...
Flint
08 janvier 2008
Pause-déjeuner
Midi ce 8 janvier 2008, elle me rejoint chez Stéphane, il habite à deux pas de son travail.
Je lui ai parlé d’elle, il reste discret, ne lui pose pas de questions sur sa vie.
La femme de Steph est là aussi, on déjeune autour de la table de la salle à manger, elle est vêtue d’un petit corsaire noir et d’un pull à damiers blancs, roses et noirs.
Elle est tout sourire contre moi, ses yeux verts brillent, ses mains enserrent les miennes, si forts que ses ongles, longs, s’enfoncent dans ma peau.
Je me lève pour aller à la salle de bain, je pars sans me retourner, je sais qu’elle va me rejoindre.
A peine à l’intérieur, elle est derrière moi, ses bras se nouent autour de moi, ses lèvres parcourent ma nuque, ses mains caressent mon torse.
Elle glisse le long de mon corps, serpentant de mon dos vers mon ventre, arrivant en même temps à dégrafer mon pantalon et sortir ma queue déjà tendue.
Ses mains s’emparent de l’objet dressé, alors que sa bouche se pose sur la mienne.
Mes mains caressent ses fesses déjà nues également.
Debout contre le mur de la salle de bain, je la pénètre doucement, suçant sa langue dévoreuse.
Son téléphone sonne, son ex qui appelle, je jette l’appareil au travers de la pièce.
Elle commence à gémir, ses mots d’amour résonnent à mes oreilles.
Ses gémissements laissent place à des cris quand son bassin vient me chercher de plus en plus loin.
Ses jambes se serrent plus fort autour de ma taille quand je m’enfonce au fond d’elle, son tatouage se plie et se déplie sous mes coups de reins.
Je l’embrasse à pleine bouche quand elle jouit contre moi, mordant mes lèvres jusqu’au sang.
Le silence se fait alors dans la pièce, c’est alors que je remarque que son portable s’est allumé quand je l’ai lancé quelques instants auparavant.
Je lui montre le téléphone, elle le regarde longuement, sourit, ses yeux étincellent, elle se saisit du cellulaire et jette à l’interlocuteur muet
« Adieu… »
Puis en me regardant se rhabille et éteint le portable lentement.
Steph et sa femme avaient fini de débarrasser la table.
Elle devait reprendre à 13h30, elle nous laissa boire notre café et descendit après m’avoir serré très fort dans ses bras.
Son je t’aime s’imprégna de couleur et dansa sur son petit pull à damiers…
Flint









