25 juin 2009
Rouge
Rouge comme la couleur des éclairs qui illuminent nos nuits d'amour
Rouge comme ce peignoir de dentelle qui dévoile ton corps nu
Rouge comme cette étoffe légère qui ceint tes fesses rondes
Rouge comme ce chaud manteau un soir d'hiver, à la sortie du métro
Rouge comme ta robe de mariée, complément du vert de tes yeux
Rouge toi, bleu moi, mélange chromatique de nous
Rouge tes lèvres, qui dévoilent le sourire du bonheur
Rouge le ciel au couchant, regard depuis la balancelle
Rouge, couleur de la passion qui anime ton regard
Rouge la parure qui révèle l'éclat de ta sensualité
Rouge, tes joues au premiers frimas de l'hiver
Rouge, tes silences de colère, quand ton front s'embrume
Rouge, la chaleur de tes mains au coeur de nos ébats
Rouge, ce drap teinté froissé, vestige d'une nuit diabolique
Rouge, une séance rêvée sous un ciel bleu
Rouge, des mots que l'animalité révéle
Rouge, couleur de tes émois, de tes amours...
Lui
29 mai 2009
Ardemment
Nuit agitée, les nuages roulent un orage décadent, chaleur étouffante
Elle est dans mon lit sombre, lovée contre moi, corps de femme aux formes sensuelles
Mon regard se perd derrière son épaule, une ombre se détache sur le mur blanc...
Une ombre, mon ombre, double de moi, mon alter ego, émotion duelle
Nos caresses qui se précisent, qui se décident, ses cuisses qui s'ouvrent
Mes mains qui se perdent dans son intimité brûlante...
Mes mains qui sont aussi les mains de l'ombre, jeux à quatre mains
Ses mains qui se crispent autour du drap, cuisses qui se serrent
Une bouche, deux bouches qui la parcourent, qui la découvrent...
Pénétration doublée, gémissements rauques, cris de plaisir
Son bassin qui vacille, qui oscille, qui rythme la danse bacchanale
Elle, mon ombre et moi emmélés, enchevêtrés, ténèbres du désir
Elle se sent prise, éprise, reprise, sans méprise...
Plonger le vert de son regard au fond de mon coeur
Planter comme une lame d'amour, le fil affuté de sa passion
Jouer de nos assauts, pour ne retirer que le plaisir de donner
Donner ce qu'elle prend, et le rendre au centuple
Jouir, jouir...
Mais ne partager que le réel
Ma main balaie l'ombre envahissante, la rejetant dans l'obscurité
Il ne reste qu'elle et moi, intimement et à jamais complices...
Complices de notre vie, de notre amour, de notre jeu...
LUI
12 avril 2009
Il m'a dit...
Et si, la Méditerranée était l’Atlantique...
Et si, l'ouest se levait à l'est...
Et si, j'étais des seventy's plutôt que des sixty’s...
Et si, tes vingt ans avaient rencontré mes vingt ans...
Et si, ta rue donnait sur ma fenêtre...
Et si, toutes les nuits tu n'étais plus un rêve mais une réalité...
Et si, la vie prenait la couleur, chaque jour, de tes yeux...
Et si, la folie bousculait nos conventions...
Et si, pour moi, tu portais une robe blanche...
Et si, tes vacances étaient les miennes...
Et si, tes désirs prenaient corps...
Et si, le bonheur frappait chaque soir à ta porte...
Et si, nos fantasmes se nourrissaient à chaque seconde de nous...
Et si, ton sourire explosait sur mon cœur...
Et si, ...
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