Bain de Mes Nuits

"Cara Mia..." De l'enfance innocente aux plaisirs d'une femme, ces deux petits mots sont moi, ma musique intime que seuls ceux qui m'ont aimée et m'aiment encore soufflent à mon oreille...

17 décembre 2008

Pause divine

"Tu bosses encore ? Ou tu lis tes mails ?
Paresseux va ! :)
C'est pas tout ça mais moi, j'ai mille choses à faire : prendre une douche, me laver les cheveux, et...
Do not disturb !"

shower"Sous la douche
Tu te touches
Do not disturb
Tu te masturbes
Pensées volages
Profond doigtage
Moi, ton fantasme
Et jouir jusqu'a l'orgasme

Si je prenais un bain ???"

"Hmm ! Viens dans ma piscine...
Des envies en sourdine se mutinent
Tes intentions se dessinent
De ma bouche grenadine
A tes doigts qui lutinent
Mes lèvres se coquinent
Ta main se fait badine
Chinant, claquant mes collines
Souffles, vapeur, perles cristallines
Rires mouillés, chairs ventousées qui dégoulinent
Puis ta voix féline, mes intentions câlines
Derrière la vitre, seuls les sons nous devinent
Le plaisir nous injecte sa "mort fine"
Ah ! longues heures que tes surprises assassinent !
Je suis pour toujours ta joyeuse ondine
Et toi mon amour, mon adrénaline..."

Posté par Cara Mia à 12:32 - Ecumes - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2008

Ça commence comme ça...

hammam

Curieuse

Joueuse

Délictueuse

Aventureuse

Caresseuse

Sulfureuse

Moi silencieuse

...

Vous avez des idées... ?

Posté par Cara Mia à 16:20 - Ecumes - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2008

Mon secret

mur
Photo JM McCall

Des jours sous un soleil-supplice
Tant de jours noirs au cœur d’un été chaviré…
Des nuits sous l’infini sans étoiles
Tant de nuits fœtales au regard éteint…

C’est la fin de saison, frissons de vent roux et de peut-être parfumé.

Un jour… le hasard espiègle… quelques mots, un rien, une dentelle déposée, un sourire échancré.
Une nuit… le destin taquin… plaies de colère, manque agacé, un soupir échangé.

Jeter le sel par-dessus l’épaule, jeter la pierre au sol, jeter le sable au lieu de le regarder glisser, et croiser à nouveau nos yeux fous, pétiller vertigineusement comme des bulles d’alcool doré.
Un petit rien du tout. C’est mon secret.

La fuite de ces regards qui refusent d’obéir à l’injonction raisonnable qui a voulu les faire taire.
On ne bâillonne pas un regard…

Et puis ses doigts effervescents, la glace de mes hivers se rompt, ça ne fond pas doucement, ça se fend, ça coupe, mon sang-geyser bouillonne, jaillit, réchauffe…
Ses doigts saisissant les miens, enfin… et puis mes doigts encore maladroits trouvant leur chemin familier en aveugle, là, au creux mâle du cou, artère fébrile…

Des doigts qui se moquent des raisons, des saisons, du chêne arraché, du roseau plié, de la rose qui renaîtra toujours entre les mains d’un Petit Prince aux cheveux de blé.
Mon secret m’absorbe, m’éclabousse, indigo, sang et or… la tempête est paisible, colorée, lumineuse, mes yeux d’enfant voguent au creux éclatant d’une vague puissante et pure, d’un irrésistible et surréaliste voyage, Paysages, lacs et chimères.

Un petit rien soude les non-dits, remplit le temps élastique qui n’est plus que l’absence de nos peaux.
Sept semaines ont passé, elles se diluent en lavis clair.
D’autres passeront après cette île.

S’arrêter, souffler, c’est si doux…
Au secret, contre moi, il s’endort. Les lèvres contre mon cœur.
Je ne dormirai pas… j’écoute, je respire, je me nourris de ce Nous amniotique.
Au petit matin bleu, les lentes arabesques de ses doigts engourdis dessinent encore le souvenir de nos trajets furieux… je frissonne…
L’éternité passe par là.

Cara Mia

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22 juillet 2008

Visions

oleg_kosirev

Dans un recoin de ma tête, bien à l’abri des préjugés, se percutent des images interdites et des sanglots amoureux. Comme un long travelling, la pellicule se déroule au gré de mes parfums et de tes envies. Au cœur big-bang de ces souvenirs incandescents, je mêle des plans larges de scènes non-jouées où je ne plante qu’un décor d’alcôves ou de coins de nature édénique et des gros plans très précis… ta bouche tendre, ton œil rieur, tes veines gonflées de lave, mes cheveux ophidiens qui collent à ta peau, mes ongles qui jouent à être rétractiles, ton sexe arrogant, mon sexe qui l’avale.
Flash-backs et anticipations, tout se mélange…
Evidemment, ils vont venir ces autres moments où ma peau nue effleurera à nouveau la tienne, où ton regard ravagera le mien alors que mes lèvres s’arrondiront de surprise et de plaisir, où tu auras hâte de saisir ma cambrure, offerte, déjà moite, de frotter mes fesses contre ton bas-ventre frémissant.
Evidemment, j’imagine cette musique de silence et de souffles lorsque nos baisers à pleine bouche nous embraseront. Tu apparais encore de façon fugitive, ta langue s’enfonçant entre mes lèvres, je ne sais plus lesquelles, la nuit ou le jour, sur ce cuir fauve ou cette table, les jambes nouées autour de ta taille souple, vide et rompue…
Evidemment, tu me feras l’amour avec cette violence conquérante ou peut-être me baiseras-tu avec cette douceur bleue marine, reflet de ton regard gorgé de pluies tièdes d’été.
Evidemment, mon esprit se délecte en cercles vicieux, en souvenir d’avenir, ce sentiment de puissance suprême ressenti quand je tiens ta jouissance au bord des lèvres ou d’une main.
J’aime tant ces gestes, cette alternance de visions crues-softs, cette émotion lorsque tu t’attardes sur mon regard après l’amour, j’aime tant que tu me dises que tu m’aimes, que c’est plus que tout ça…

Cara Mia

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24 juin 2008

Hier

Demain


Une nuit de grands troubles, de sourires et de larmes, tu m'avais dit qu'un jour tu m'y emmènerais


Et y retourner...

Errer sur les filigranes de quelques heures volées
Prendre le temps de veiller, électrisés
De se réveiller, apaisés
Et recommencer...
Tout simplement, nous retrouver
Anonymes enfin, dans la grande cité

Paris, Parie combien ?
Paris, tout ce que tu veux
Paris, Pari tenu
Paris, Pari perdu

C’était un pari, un jeu entre la mort et moi, l’amour et toi, un jeu des quatre coins, un flirt dangereux.
C’était hier.
Si seule... Et toi m'aime !

J’ai cru que mon cœur était un puits de silence, aussi vaste et sombre que le vide entre les étoiles.
Puis un jour il s’est mis à battre.

Qu’importe ce que le monde en pense, le monde n’en arrêtera pas de tourner d’ailleurs.
C’était hier…
Et aujourd’hui
Je vis

Cara Mia

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13 mai 2008

Evidence


evidence

Sors, sors de moi !
Sourire…
Tu as pénétré en moi avec tant de douceur et de violence que chacune de mes cellules en frissonne encore…
Tu poétises ma vie
Faire l’amour n’est plus à la nuit
C’est l’évidence qui me lie à toi, chaque heure est perdue sans un
encore…

Cara Mia

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01 mai 2008

Partir

partir



Partir dans ce rêve… avec toi.
J’y étais toute la journée, la nuit d’avant, dans les rayons du jour d’hier et des jours précédents, je t’emporte avec moi, entre mes draps, à chaque fois…
Dis, pars-tu aussi comme ça ?


Partir pour se retrouver, nous deux, pour se retrouver, soi-même, chacun… quand on s’est trop oublié, depuis trop longtemps…  Les rêves savent voyager au plus secret de nos cœurs, je les emporterai.
Dis, partageras-tu mes rêves ?

Partir vraiment, demain matin, boucler mon sac, y déposer mes trésors de fuite, ceux qui ont toujours accompagné mes écoles buissonnières… Oublier le téléphone, les cartes et les écrans froids, franchir l’espace pour ces éternelles retrouvailles.
Dis, es-tu impatient ?

Partir, peu importe la destination, ce fut chez moi, ce sera chez toi, pourvu que l’on chemine à deux, redécouvrir le monde et ses simples plaisirs avec des yeux malicieux d’enfants grandis trop vite.
Emporter cette nouvelle bougie d’anniversaire pour souffler mon vœu sous tes yeux…
Dis, es-tu un cadeau ?

Partir s’isoler dans la foule, enfin inconnus, enfin libres… puis s’isoler pour de bon, dans un port lumineux ou une clairière complice, explorer nos accords pour que nos corps s’épousent à l’unisson de nos cœurs désaccordés.
Dis, te souviendras-tu de mes lèvres ?

Partir et errer aux soleils de nos intimes décors, laminés d’étoiles et de nectars soyeux, ombragés par le seul répit de nos jeux… puis oublier de revenir, oublier le passé et le futur, s’offrir le plaisir de se donner l’un à l’autre et de regarder ensemble, pour une fois, dans la même direction.
Dis, allumerons-nous une étoile ?

Partir et suspendre la course folle du temps, des autres et leurs leurres, ne plus voir que le vrai dans la lueur de nos yeux soudés, enfiévrés… Jouir indéfiniment jusqu’à mourir un peu, jusqu’à la fraîcheur des matins où l’on s’embryonne dans la chaleur de l’autre pour ne pas s’éveiller tout à fait.
Dis, aimes-tu ces heures bleues ?

Partir, repartir vers de nouveaux rêves et tenir cette main comme le dernier amarrage, l’ultime rivage, le lien fragile et précieux d’un don de soi, la force enfin d’espérer et de sourire à deux pour entreprendre cet immortel voyage.
Dis, me laisseras-tu repartir ?

Cara Mia

matin

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04 avril 2008

Un matin...

lumiere

Envie de tendresse,

Envie de caresses,

Envie de Te retrouver,

Ma lumière...

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21 mars 2008

Offrande

rose
Photo Stefan De Lay


A l'annonce du printemps...

Mon écrin carminé renfermant une fleur si fragile s’ouvre devant toi et déjà tu gémis. Tu souris, un peu gêné devant ce cadeau inattendu, offert si effrontément.

Pour l’instant, seul ton regard le caresse de façon appuyée. Certaines y verraient un regard indécent mais moi j’en fais un jeu : je veux voir combien de temps tu vas réfréner le désir d’y poser ta bouche affamée. Maintenant, ta lenteur inattendue m’excite encore plus : gêne, peur, scrupule ou simplement faire durer le plaisir de l’attente ?

Aucun poil entre toi et moi, juste cette tension sexuelle (textuelle, me direz-vous ici…) qu’on pourrait presque saisir.

Mon intimité exhibée, j’imagine, un court instant que tu y décèles un défaut, une aberration dans la lumière crue et que tu fermes les yeux pour ne plus me voir. Je commence à resserrer mes cuisses quand, tes yeux dans mes yeux, tu approches tes lèvres des miennes et souffle doucement sur ces pétales offerts au cœur desquels un bourgeon rosé se tend déjà vers toi, gonflé de désir.

Tu décides enfin de fouiller de ta langue ces abysses brûlants afin d’atteindre cette perle érectile que tu as entrevue.

Abandonnée, tremblante du désir d’être fouillée, léchée, aspirée, jusqu’à l’extase, mes mains emprisonnent tes cheveux avec impatience. J’aime ton avidité perfide, la façon dont tu joues à effleurer puis dévorer alternativement, le manque total de décence de ta faim de moi. Vas-tu boire tout ce fluide ou venir en répandre un peu sur mes autres lèvres lorsque le plaisir m’aura soulevée et t’aura repoussé ?

Jamais, plus jamais d’épines entre nous…

Cara Mia

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03 mars 2008

Tatoo heure

tatoo_heure


"Pique-moi encore !"
"Tatoue-toi sur ma peau, dans mes chairs !"
La morsure de l’aiguillon qui va et vient autour du motif me rappelle celle de tes dents. Tour à tour tendres, agaçantes et cruelles. Libérant des milliers d’insectes vibrant jusqu’au creux de mes reins
, la douleur est douce, entêtante, envoûtante…
Je rêve déjà à ce soir.

Lorsque ma peau apaisée aura retrouvé le chemin de tes doigts, je dévoilerai alors à tes yeux surpris, le motif gravé à tout jamais dans l’intimité de mon corps. Je te dirai comment son avènement m’a fait penser à toi, comment ses multiples contours, pleins et déliés ont attendu la pulpe de tes doigts et le nectar de ta langue, sillon incisif, sel sur la plaie, baume de douce heure...

"Tatoue-moi à ton tour ! "
Use de dards doucereux, de mélodies bourdonnantes, de marbrures sinueuses. Empreinte-moi de moiteurs parfumées pour compléter l’ouvrage.
Un souffle frais du bout des lèvres surlignera ta signature.

Cara Mia

Merci à la belle et talentueuse Narracoeur pour son intervention sur ma photo.

Posté par Cara Mia à 00:11 - Ecumes - Commentaires [43] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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