Bain de Mes Nuits

"Cara Mia..." De l'enfance innocente aux plaisirs d'une femme, ces deux petits mots sont moi, ma musique intime que seuls ceux qui m'ont aimée et m'aiment encore soufflent à mon oreille...

12 septembre 2009

Impatience

jambes

Tu peux dire de moi ce que tu veux, je suis à toi comme je l'ai toujours été depuis tout ce temps...
La preuve, si tu étais dans ma tête, tu aurais entendu, tu aurais senti toutes ces fois où j'ai pensé à toi si fort que j'avais la sensation physique et cuisante de la pulpe de tes doigts sur ma peau.
Tiens, pas plus tard que vendredi midi, réunion de boulot. Le personnel, l'assistante  sociale, un médecin, mon directeur qui parle, parle, parle... les regards qui glissent sur moi. Je suis dans mon brouillard, un sourire de circonstance collé sur ma face.
Putain, maudit portable, où es-tu ?! Je ne peux pas te dire à quel point je suis pleine de toi en cet instant !
Je porte une robe noire à bretelles, rien dessous bien entendu. Et je sens ma chatte transpirer entre mes cuisses frémissantes. Et pourtant il ne fait pas très chaud. Le directeur me fait un clin d'oeil compatissant, il doit croire que je m'ennuie, j'ai fait une moue impatiente et déçue, je viens de m'en rendre compte. Mais il ignore pourquoi en fait. Solliciter un amant en secret par sms pendant une réunion guindée, ça m'exciterait tellement !
Là, te dire que j'ai envie...

Reviens vers moi comme il y a un mois, il y a un an, il y a un siècle me dit ma tête, me dit mon ventre, l'envie de ton sexe planté profondément en moi ne peut pas attendre...

Ou bien :
Rappelle-toi de mon doigt dans ton cul, ton gland sur mes lèvres, ma langue qui t'aspire doucement...

Une main pianote sur le bureau. L'autre s'égare sous le paquet de feuilles posé sur mes cuisses.

Et bla, bla, bla, bla...

Je t'imagine assis en face de moi, à la place vide.

J'ai l'impression que ma robe va se déchirer sous la poussée de mes petits seins. Ne pouvant pas bouger davantage, je ne peux qu'enfoncer l'index et le majeur dans ma fente humide. Les parois se resserrent autour comme une fleur carnivore sur un intrus piégé. Après quelques mouvements discrets, je retire mes doigts, si je continue à me dandiner, je risque même de murmurer ton prénom... Ne pas jouir surtout devant cette assemblée anti-sexe !
Tu les verrais... Les femmes présentes semblent sans âge. Où vont-elles chercher des vêtements et des coiffures pareils ? Ici, pas de corps, pas de mode, pas de sexe, pas de désirs, juste des vertus d'exemplarité et une fausse bonne conscience. Rien de joli, aucune fantaisie, peut-être la lumière d'un bijou qui a dû coûter cher. Elles sont déjà à demi-mortes.
Je glisse à nouveau mes doigts en moi prestement. Je les ressors et en promène un négligeamment sur ma bouche. Le musc de ma mouille m'entête.
Je veux être vivante, moi !

Fais-moi revivre !
Je pianoterais bien tout ça...

J'ai envie de lécher tes lèvres, ta gorge, puis tes fesses, puis ton cul...
Je te fouillerais jusqu'à te faire bander si fort que tu me supplieras de me prendre.

Cara Mia

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02 mai 2009

Je me demande...

Oui, je me demande...

Comment est-il possible que l'homme avec qui j'ai le plus souffert soit aussi celui avec qui je partage le plus de joies ?

cuisine

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07 février 2009

Une autre étoile

mon_soleil

Ignores-tu que chaque jour, chaque nuit, dans l’espace infini, certaines étoiles absorbent tant de lumière qu'on ne pourrait pas les voir ?
Ce sont les trous noirs, béants, avides, mystérieux, impatients…
Et il y a certaines nuits où mon désir m’éveille avec cette sensation cosmique au creux du corps qui me broie jusqu’à l’âme… un sentiment d’impuissance insupportable à retrouver cette lumière que j’ai absorbée et à la faire scintiller sur ma vie.
Vide.
Alors, mes pensées folles puisent au miel des souvenirs, des envies hébergées dans ce formidable laboratoire d’alchimie qu’est la mémoire de l’amour.
Des pensées qui papillonnent et se fondent dans le silence de mon sanctuaire.
Peu à peu, des pétales d’or scintillent sur le printemps de mon cœur rêveur, mon corps se diapre de lueurs timides, mes yeux les ressuscitent, les feux de nos désirs…
L’instant d’un soupir évasé, d’un voyage microcosmique, d’un vertige qui nous a fondus en Un.
Je bascule dans ce gouffre hors du temps, mes mains s’égarent peut-être, je ne sais plus.
La jouissance me flagelle de ses rayons éblouissants…
Elle est toujours au-dessus de moi ici, de toi là-bas, de nous séparés ou unis, passé ou présent… Notre étoile.

Ô toi, passant imprudent, spectateur de mes nuits de mystère, ne crains-tu pas que je t’absorbe, te dévore et ne te rende jamais à ton monde ?

Cara Mia

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17 décembre 2008

Pause divine

"Tu bosses encore ? Ou tu lis tes mails ?
Paresseux va ! :)
C'est pas tout ça mais moi, j'ai mille choses à faire : prendre une douche, me laver les cheveux, et...
Do not disturb !"

shower"Sous la douche
Tu te touches
Do not disturb
Tu te masturbes
Pensées volages
Profond doigtage
Moi, ton fantasme
Et jouir jusqu'a l'orgasme

Si je prenais un bain ???"

"Hmm ! Viens dans ma piscine...
Des envies en sourdine se mutinent
Tes intentions se dessinent
De ma bouche grenadine
A tes doigts qui lutinent
Mes lèvres se coquinent
Ta main se fait badine
Chinant, claquant mes collines
Souffles, vapeur, perles cristallines
Rires mouillés, chairs ventousées qui dégoulinent
Puis ta voix féline, mes intentions câlines
Derrière la vitre, seuls les sons nous devinent
Le plaisir nous injecte sa "mort fine"
Ah ! longues heures que tes surprises assassinent !
Je suis pour toujours ta joyeuse ondine
Et toi mon amour, mon adrénaline..."

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30 octobre 2008

Ça commence comme ça...

hammam

Curieuse

Joueuse

Délictueuse

Aventureuse

Caresseuse

Sulfureuse

Moi silencieuse

...

Vous avez des idées... ?

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25 septembre 2008

Mon secret

mur
Photo JM McCall

Des jours sous un soleil-supplice
Tant de jours noirs au cœur d’un été chaviré…
Des nuits sous l’infini sans étoiles
Tant de nuits fœtales au regard éteint…

C’est la fin de saison, frissons de vent roux et de peut-être parfumé.

Un jour… le hasard espiègle… quelques mots, un rien, une dentelle déposée, un sourire échancré.
Une nuit… le destin taquin… plaies de colère, manque agacé, un soupir échangé.

Jeter le sel par-dessus l’épaule, jeter la pierre au sol, jeter le sable au lieu de le regarder glisser, et croiser à nouveau nos yeux fous, pétiller vertigineusement comme des bulles d’alcool doré.
Un petit rien du tout. C’est mon secret.

La fuite de ces regards qui refusent d’obéir à l’injonction raisonnable qui a voulu les faire taire.
On ne bâillonne pas un regard…

Et puis ses doigts effervescents, la glace de mes hivers se rompt, ça ne fond pas doucement, ça se fend, ça coupe, mon sang-geyser bouillonne, jaillit, réchauffe…
Ses doigts saisissant les miens, enfin… et puis mes doigts encore maladroits trouvant leur chemin familier en aveugle, là, au creux mâle du cou, artère fébrile…

Des doigts qui se moquent des raisons, des saisons, du chêne arraché, du roseau plié, de la rose qui renaîtra toujours entre les mains d’un Petit Prince aux cheveux de blé.
Mon secret m’absorbe, m’éclabousse, indigo, sang et or… la tempête est paisible, colorée, lumineuse, mes yeux d’enfant voguent au creux éclatant d’une vague puissante et pure, d’un irrésistible et surréaliste voyage, Paysages, lacs et chimères.

Un petit rien soude les non-dits, remplit le temps élastique qui n’est plus que l’absence de nos peaux.
Sept semaines ont passé, elles se diluent en lavis clair.
D’autres passeront après cette île.

S’arrêter, souffler, c’est si doux…
Au secret, contre moi, il s’endort. Les lèvres contre mon cœur.
Je ne dormirai pas… j’écoute, je respire, je me nourris de ce Nous amniotique.
Au petit matin bleu, les lentes arabesques de ses doigts engourdis dessinent encore le souvenir de nos trajets furieux… je frissonne…
L’éternité passe par là.

Cara Mia

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22 juillet 2008

Visions

oleg_kosirev

Dans un recoin de ma tête, bien à l’abri des préjugés, se percutent des images interdites et des sanglots amoureux. Comme un long travelling, la pellicule se déroule au gré de mes parfums et de tes envies. Au cœur big-bang de ces souvenirs incandescents, je mêle des plans larges de scènes non-jouées où je ne plante qu’un décor d’alcôves ou de coins de nature édénique et des gros plans très précis… ta bouche tendre, ton œil rieur, tes veines gonflées de lave, mes cheveux ophidiens qui collent à ta peau, mes ongles qui jouent à être rétractiles, ton sexe arrogant, mon sexe qui l’avale.
Flash-backs et anticipations, tout se mélange…
Evidemment, ils vont venir ces autres moments où ma peau nue effleurera à nouveau la tienne, où ton regard ravagera le mien alors que mes lèvres s’arrondiront de surprise et de plaisir, où tu auras hâte de saisir ma cambrure, offerte, déjà moite, de frotter mes fesses contre ton bas-ventre frémissant.
Evidemment, j’imagine cette musique de silence et de souffles lorsque nos baisers à pleine bouche nous embraseront. Tu apparais encore de façon fugitive, ta langue s’enfonçant entre mes lèvres, je ne sais plus lesquelles, la nuit ou le jour, sur ce cuir fauve ou cette table, les jambes nouées autour de ta taille souple, vide et rompue…
Evidemment, tu me feras l’amour avec cette violence conquérante ou peut-être me baiseras-tu avec cette douceur bleue marine, reflet de ton regard gorgé de pluies tièdes d’été.
Evidemment, mon esprit se délecte en cercles vicieux, en souvenir d’avenir, ce sentiment de puissance suprême ressenti quand je tiens ta jouissance au bord des lèvres ou d’une main.
J’aime tant ces gestes, cette alternance de visions crues-softs, cette émotion lorsque tu t’attardes sur mon regard après l’amour, j’aime tant que tu me dises que tu m’aimes, que c’est plus que tout ça…

Cara Mia

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24 juin 2008

Hier

airport

Une nuit de grands troubles, de sourires et de larmes, tu m'avais dit qu'un jour tu m'y emmènerais
Et y retourner...

Errer sur les filigranes de quelques heures volées
Prendre le temps de veiller, électrisés
De se réveiller, apaisés
Et recommencer...
Tout simplement, nous retrouver
Anonymes enfin, dans la grande cité

Paris, Parie combien ?
Paris, tout ce que tu veux
Paris, Pari tenu
Paris, Pari perdu

C’était un pari, un jeu entre la mort et moi, l’amour et toi, un jeu des quatre coins, un flirt dangereux.
C’était hier.
Si seule... Et toi m'aime !

J’ai cru que mon cœur était un puits de silence, aussi vaste et sombre que le vide entre les étoiles.
Puis un jour il s’est mis à battre.

Qu’importe ce que le monde en pense, le monde n’en arrêtera pas de tourner d’ailleurs.
C’était hier…
Et aujourd’hui
Je vis

Cara Mia

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13 mai 2008

Evidence

apr_stoi

Sors, sors de moi !
Sourire…
Tu as pénétré en moi avec tant de douceur et de violence que chacune de mes cellules en frissonne encore…
Tu poétises ma vie
Faire l’amour n’est plus à la nuit
C’est l’évidence qui me lie à toi, chaque heure est perdue sans un
encore…

Cara Mia

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01 mai 2008

Partir

d_part



Partir dans ce rêve… avec toi.
J’y étais toute la journée, la nuit d’avant, dans les rayons du jour d’hier et des jours précédents, je t’emporte avec moi, entre mes draps, à chaque fois…
Dis, pars-tu aussi comme ça ?


Partir pour se retrouver, nous deux, pour se retrouver, soi-même, chacun… quand on s’est trop oublié, depuis trop longtemps…  Les rêves savent voyager au plus secret de nos cœurs, je les emporterai.
Dis, partageras-tu mes rêves ?

Partir vraiment, demain matin, boucler mon sac, y déposer mes trésors de fuite, ceux qui ont toujours accompagné mes écoles buissonnières… Oublier le téléphone, les cartes et les écrans froids, franchir l’espace pour ces éternelles retrouvailles.
Dis, es-tu impatient ?

Partir, peu importe la destination, ce fut chez moi, ce sera chez toi, pourvu que l’on chemine à deux, redécouvrir le monde et ses simples plaisirs avec des yeux malicieux d’enfants grandis trop vite.
Emporter cette nouvelle bougie d’anniversaire pour souffler mon vœu sous tes yeux…
Dis, es-tu un cadeau ?

Partir s’isoler dans la foule, enfin inconnus, enfin libres… puis s’isoler pour de bon, dans un port lumineux ou une clairière complice, explorer nos accords pour que nos corps s’épousent à l’unisson de nos cœurs désaccordés.
Dis, te souviendras-tu de mes lèvres ?

Partir et errer aux soleils de nos intimes décors, laminés d’étoiles et de nectars soyeux, ombragés par le seul répit de nos jeux… puis oublier de revenir, oublier le passé et le futur, s’offrir le plaisir de se donner l’un à l’autre et de regarder ensemble, pour une fois, dans la même direction.
Dis, allumerons-nous une étoile ?

Partir et suspendre la course folle du temps, des autres et leurs leurres, ne plus voir que le vrai dans la lueur de nos yeux soudés, enfiévrés… Jouir indéfiniment jusqu’à mourir un peu, jusqu’à la fraîcheur des matins où l’on s’embryonne dans la chaleur de l’autre pour ne pas s’éveiller tout à fait.
Dis, aimes-tu ces heures bleues ?

Partir, repartir vers de nouveaux rêves et tenir cette main comme le dernier amarrage, l’ultime rivage, le lien fragile et précieux d’un don de soi, la force enfin d’espérer et de sourire à deux pour entreprendre cet immortel voyage.
Dis, me laisseras-tu repartir ?

Cara Mia

matin

Posté par Cara Mia à 01:42 - Ecumes - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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