Bain de Mes Nuits

"Cara Mia..." De l'enfance innocente aux plaisirs d'une femme, ces deux petits mots sont moi, ma musique intime que seuls ceux qui m'ont aimée et m'aiment encore soufflent à mon oreille...

29 mai 2009

Ardemment

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Nuit agitée, les nuages roulent un orage décadent, chaleur étouffante
Elle est dans mon lit sombre, lovée contre moi, corps de femme aux formes sensuelles
Mon regard se perd derrière son épaule, une ombre se détache sur le mur blanc...

Une ombre, mon ombre, double de moi, mon alter ego, émotion duelle
Nos caresses qui se précisent, qui se décident, ses cuisses qui s'ouvrent
Mes mains qui se perdent dans son intimité brûlante...
Mes mains qui sont aussi les mains de l'ombre, jeux à quatre mains
Ses mains qui se crispent autour du drap, cuisses qui se serrent
Une bouche, deux bouches qui la parcourent, qui la découvrent...

Pénétration doublée, gémissements rauques, cris de plaisir
Son bassin qui vacille, qui oscille, qui rythme la danse bacchanale
Elle, mon ombre et moi emmélés, enchevêtrés, ténèbres du désir
Elle se sent prise, éprise, reprise, sans méprise...
Plonger le vert de son regard au fond de mon coeur
Planter comme une lame d'amour, le fil affuté de sa passion
Jouer de nos assauts, pour ne retirer que le plaisir de donner
Donner ce qu'elle prend, et le rendre au centuple
Jouir, jouir...
Mais ne partager que le réel

Ma main balaie l'ombre envahissante, la rejetant dans l'obscurité
Il ne reste qu'elle et moi, intimement et à jamais complices...
Complices de notre vie, de notre amour, de notre jeu...

LUI

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18 mai 2009

Ronde de nuit

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Danse avec moi !

Brûlons nos corps de sulfureux accords.
Valsons comme les mots que l’on s’échange

Puis laissons les flammes verticales d’un langoureux tango nous embraser…

Ici, ma nuit n’a pas de feu.
Parfois l’attente s’épuise à raviver les sons ou les couleurs.

L’arythmie affolée de nos cœurs me manque, je ne sens que ce métronome lapidaire qui dépose et impose la veille.
J’emprunte tes mots, je les noie de vapeurs de souvenirs.
Je les colore des pigments d’or et de bleu volés à ton corps.
J’empreinte ma peau d’une écriture à l’encre fantasque, évitant les ombres caverneuses trop vite jouissives, dessinant les trajets brûlants de notes lascives.
Je suis ta partition désormais vierge, tremblante du désir d’être marquée, jouée, exaltée dans le lyrisme d’une nouvelle symphonie.

J’ai froid.
Je me souviens d’une danse volée à nos fantaisies.
La musique déborde de mes hanches à mes bras, lancinante, harmonie liquide, flamme intérieure.
Je me glisse, serpente et me love vers la douce chaleur que tu m’offres au refuge désiré.
Contre-courant, contre-jour, contre et parti…
A rebours de l’absence, ce sont nos corps enchâssés, ondulant éternellement, qui exulteront.
Je cueillerai du bout de la langue les perles de la jouissance, celles qui chuchotent au sommeil, celles qui lui prodiguent les sourires de l’abandon au Nous.


Cara Mia

Posté par Cara Mia à 00:07 - En eaux troubles - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2009

Souviens-toi…

Souviens-toi…

Je découvrais ton chez toi.

Souvenirs duels, duel de délices, double-anniversaire aujourd’hui.

C’était si euphorisant de pénétrer ton décor intime. Un peu comme une caresse avant les vraies. Nous venions de parcourir en diagonale les rues de la ville, toi au volant qui me servais de guide, et moi qui en prenais plein les yeux, plein le cœur. Oui, je suis tombée amoureuse de ton pays, de la joie de vivre qui y palpite pour exacerber encore la beauté et le caractère de chaque lieu.

Souviens-toi, nos regards qui s’accrochaient à peine… ne pas se river au risque d’oublier le monde, le temps et les choses. Danger sur une route si agréable mais si longue à parcourir avant de se retrouver vraiment.

Souviens-toi de nos mains qui cherchent à se réapprendre, du silence plein de frissons et d’yeux mi-clos en voile de plaisir qui a suivi…

Je me souviens…

Encore secouée de spasmes, les jambes flageolantes, je me retenais un instant au bord du lavabo de la salle de bains. Tu te profilais, te rapprochais immense, derrière moi. A cet instant-là, la caresse la plus émouvante fut celle de ton regard : avant même le refuge de tes bras qui m’ont encerclée, tes yeux m’ont possédée dans ce miroir.

Souviens-toi… notre reflet, ensemble, liés.

J’ai songé « nous »

Des larmes-sourires me sont montées aux yeux.

Souviens-toi… Toi seul as su me faire pleurer de jouissance…

Cheveux collées, décollés sur les tempes, baiser tendre et langoureux au creux du cou, chaleur de tes mains sur mes seins encore tendus. J’aime ces pauses, fleurs de tendresse accrochées aux marques rouges de notre désir, à même la peau.

Dentelles chassées on ne sait où, la nudité est naturelle entre nous, plus de jeu puisqu’on a retrouvé et uni nos ventres, nos âmes.

Tu es beau, j’ai parfois envie de te le dire davantage… mais tu sourirais avec cet air convaincu qui m’agace. Evidemment, mon regard ne te le répète que trop.

Et puis je me sens belle dans tes bras… enfin.

Le reflet du miroir renvoie cette image fugace, trop parfaite certainement, mais si évidente… celle de chacun de nous à sa vraie place.

Souviens-toi que nous l’avons contemplé sans rien dire ce tableau de nous, dégusté comme un mets de choix trop longtemps attendu au palais de nos faims, un vin qu’on a su faire vieillir avec patience et gourmandise.

Puis, les secondes émues se sont faites charnelles…

Souviens-toi de mes lèvres frémissantes quand j’ai senti ta virilité se presser contre mes reins cambrés, assoiffés de vertiges… de ma tête penchée en arrière, attentive à ces mots rien qu’à nous que tu as murmurés au secret de mes premiers râles… de cette douce chaleur qui nous a embrasés à nouveau, toujours renouvelée, toujours réinventée…

La lumière s’est voilée, les paupières en extase, les sens à plein régime.

Souviens-toi que ce miroir s’est fait la fenêtre d’un autre jeu, que mes fesses érigées rageuses t’ont cherché jusqu’à ce que ton sexe demande grâce…

Jusqu’à ce que tu…


sdb
photo empruntée chez Senserotica

Souviens-toi…

Je découvrais ton chez toi.

Souvenirs duels, duel de délices, double-anniversaire aujourd’hui.

Je déteste les « remember »… enfin, en général, quand il n’y a rien derrière, que de la mélancolie et de fausses promesses.

Je déteste les « remember »… enfin, pas ceux-là, pas les nôtres.

Parce que nous savons les rejouer au présent.

Et qu’ils éclairent l’avenir.

Cara Mia

Posté par Cara Mia à 15:56 - En eaux profondes - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mai 2009

Je me demande...

Oui, je me demande...

Comment est-il possible que l'homme avec qui j'ai le plus souffert soit aussi celui avec qui je partage le plus de joies ?

cuisine

Posté par Cara Mia à 20:44 - Ecumes - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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