Bain de Mes Nuits

"Cara Mia..." De l'enfance innocente aux plaisirs d'une femme, ces deux petits mots sont moi, ma musique intime que seuls ceux qui m'ont aimée et m'aiment encore soufflent à mon oreille...

27 janvier 2009

Cette année, je "voeux"...

trust


Je vœux dessiner à l’encre fantasque de nos nuits

Juste le fil dévidé débridé de nos envies

Je vœux clore les chemins mouillés de pluie

Juste se rouler dans les arcs d’un ciel fleuri

Je vœux t’attendre encore, le corps au cœur battant

Juste incendiée de tes murmures déments

Je vœux des plaintes sourdes, des feulements excitants

Juste nos danses passionnées, le mors aux dents

Je vœux ailer mon cœur et mes espoirs d’infini

Juste la caresse entière, tête et corps unis

Je vœux drainer les plaies de peine, de jalousie

Juste garder l’empreinte qui fait grandir, évite l’oubli

Je vœux que tu me parles parfois comme à une étoile

Juste que tu me rêves, me captures et me dévoiles

Je vœux pouvoir encore en témoigner sur la toile

Juste libérer des scrupules noueux ma grand-voile

Je vœux sur mes rivages de monts sauvages et de douces vallées

Juste te bercer sur mon sein, en escales répétées

Je vœux t’échouer, t’ensabler, te boire sur ma voie lactée

Juste t’aimer, ne plus te laisser naviguer

Cara Mia

J’ai été taguée par Yoyostéréo et par Libertango… Merci ! Copie rendue…sourire

Je ne tague personne mais ceux qui le veulent bien peuvent aussi émettre à leur tour leurs dix vœux…

Posté par Cara Mia à 09:39 - Arrimages - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2009

Le derrière de l’amour

dimitry_martinson
Photo de Dimitry Martinson trouvée chez Angerotica

J’avais toujours eu tendance à me cacher, j’ignore pourquoi. Sans doute de vieux complexes et le vice de certains regards appuyés, de ceux qui salissent.
Mais avec toi c’était différent, tout était différent. J’étais presque fière lorsque après l’amour, je me dressai alors, conquérante et conquise, drapée de nacres humides et de traces rosées, l’empreinte possessive de tes membres, du don de toi.
Nos regards complices en disaient plus que chaque mot, chaque vaine promesse. Il n’y avait de promesse que dans l’instant d’après.

Nous passions des nuits et des journées à nous aimer, sans pendule, ici ou là, chez toi ou chez moi, de voitures en chambres d’hôtel, de nids d’amour en recoins improvisés.
Ce matin-là nous avait encore éveillés à l’aurore avec des appétits de gamins insoumis. Tu voulais faire de moi la plus heureuse des femmes et tu y parvenais. Quand tu étais là…
Ce matin-là, nos sourires espiègles et nos jeux avaient effacé le bruit de la pluie au dehors.

Je me lève enfin, nonchalante. J’aurais pu dissimuler mon visage sous mes cheveux, emporter une relique de tissu pour y nicher mes fesses… mes fesses. Oui, tu les aimes, tu ne t’en sentirais même pas coupable ! Moi je me débine avec ta friandise que je darde un instant, malicieuse, devant ton visage apaisé.

- Tu veux me parler comme font les amoureux ou bien causer de la levrette ?

Je n’attends pas ta réponse et m’enfuis dans la salle de bains.
La porte claque. Je ne sais si tu vas me rejoindre, tu es si imprévisible quand je te lance une invite : tu es capable de me faire languir pour mieux décupler ma faim !
Mais peu importe… je suis bien. Les yeux clos, je déguste les parfums de stupre qui s’exhalent de mon corps avec l’eau tiède. Je suis nulle en chimie mais ça doit porter un nom. Ça m’envahit, ça ressurgit, ça se mélange avec les images de chaque geste d’impudeur encore si frais. Le pommeau de la douche devient comme une fontaine de nous, je m’en lècherais presque les doigts !
C’est sucré et doux, comme une pluie d’été, comme ce souffle plus frais que je sens tout à coup sur ma nuque, comme le frisson qu’il allume et qui parcourt ma colonne vertébrale… je la voudrais interminable quand tu es là, derrière moi.
Et pourtant, elle s’arrête ici, au bas des reins.
Et ton souffle aussi.

L’attente est démente. Je ne bronche pas.
Le vrombissement de l’eau, le clapotis mélodieux d’un robinet mal fermé, mon cœur qui cogne dans chaque cellule de mon corps. C’est toujours ton souffle qui s’insinue dans la raie de mes fesses, qui me fait déjà l’amour…
L’onde ruisselle, tes mains me saisissent brusquement aux hanches, je me noie, cambrée vers cet infini d’où surgira ta langue ou ton sexe mais bon sang, que tu me prennes !

Tes lèvres me boivent, tes doigts me fouillent puis m’agacent à peine, sadiques, l’univers peut bien tanguer, il n’a plus ni queue ni tête, notre apocalypse est une pluie de joie !
Tu n’as de cesse de t’éterniser dans tes pauses, tu m’observes me tendre, m’embraser, danser devant toi, m’offrir dans des râles que tu t’amuseras à imiter ensuite, lorsque nous rirons ensemble de mes pertes de contrôle.

Et Dieu sait si je t’aime ! Même si Dieu s’en fout…
Ce ne serait pas si fort si nos bouches silencieuses n’étaient pas chargées de tous ces mots d’amour silencieux devenus inutiles, ceux qu’elles savent si bien mimer.
Mon derrière ne viendrait pas à ce point à ta rencontre, plein et délié, esquissant déjà des soubresauts d’anticipation.
Crucifiée, pendue aux carreaux glissants, il me semble renaître lorsque tu m’envahis enfin.

Tu as toujours su me délester de toutes mes armures dans ces moments-là.
Et moi, ai-je su ainsi te nourrir, ai-je tourné la clef de tes silences ?

Ta bouche s’amarre enfin au creux de mon cou.
Soupirs conjugués.
Plus tard, tu me diras que tu as entrevu le cul du Ciel !

Cara Mia

Posté par Cara Mia à 00:23 - En eaux profondes - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 janvier 2009

Sept capiteux péchés

ttyaev_ru


En ce début d’année, je reviens tout doucement mais sûrement…

D’une part, vous offrir mes vœux et vous dire que je ne vous oublie pas

D’autre part, symboliquement, Lui offrir à nouveau ces mots, les tout premiers, pour continuer ici, ensemble…

Parce que je les ressens plus que jamais.

Parce que 2009 a bien commencé, très bien commencé…

Et au diable les convenances et les esprits chagrins ! Qu’ils se terrent dans l’hiver !

Vous avez eu froid ?

Moi oui… Mais plus maintenant !

Désir, désirs de tout l’être…
Caresses diaboliques imaginées, abolies, si fragiles
Caresses caprices appréhendées, les idées sont érectiles
Caressons-nous de vœux de joie péchés en chaque lettre

Grain, grain de ta voix…
Serments d’amance brûlant tes lèvres en litanies latentes
Sarments d’un feu aliéné que chaque murmure invente
Serre-moi de tes sentences, suaves offenses soufflées au fil de soi

Prunelles, prunelles voraces
Regards reliés aux maléfices de l’ombre nous attisent
Regards dessinant à l’encre fantasque nous hypnotisent
Regarde-moi au-delà de me voir, réelle, brebis et rapace

Pulpe, pulpe des doigts…
Toucher malin électrise, se fige, s’empresse et s’impatiente
Toucher céleste, sans censure, rampe, galbe et serpente
Touche-moi dans ce silence suave et volatile sans foi ni loi

Parfums, parfums poudrés d’étoiles
Peaux lumières aux effluves secrètes, enivrantes essences
Peaux lunaires soumises aux malices d’une nuit d’errance
Pose, impose-moi de sirupeuses débauches sous voiles

Lèvres, lèvres aux arômes doux amers
Baiser sucré d’amour ou profond qui mord, friandise érotique
Baiser succulent et vénéneux « encore », l’oubli a un goût thanatique
Baise ma bouche, tendre vaniteuse qui tente et tend à te plaire

Pensées, pensées coupables s’envolent
Rêve de trêve et de chute chimériques dévoilé dans l’indécence
Rêve angélique et sombre de tout consumer à l’acide élixir des sens
Rêvons de ce Nous perpétuel brisant les strates pernicieuses de nos rôles

Cara Mia

Posté par Cara Mia à 01:01 - Arrimages - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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