Bain de Mes Nuits

"Cara Mia..." De l'enfance innocente aux plaisirs d'une femme, ces deux petits mots sont moi, ma musique intime que seuls ceux qui m'ont aimée et m'aiment encore soufflent à mon oreille...

30 octobre 2008

Ça commence comme ça...

hammam

Curieuse

Joueuse

Délictueuse

Aventureuse

Caresseuse

Sulfureuse

Moi silencieuse

...

Vous avez des idées... ?

Posté par Cara Mia à 16:20 - Ecumes - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2008

Octobre

oct_2007

Première image, première fois, premier sourire, premier feu...

J'aurais pu ne pas aller dans son antre effervescent de belles paroles, de rires et de désirs.
J’aurais pu éviter de poser mes mots et mes fêlures, m’exposer à son regard félin.
J'aurais pu ne pas le voir, lui dire bonjour ou bonsoir, converser avec Lui de tout et de rien, de nos vies si loin si proches...
J’aurais pu ne pas le revoir au milieu de mes nuits, ne pas désirer encore son propre désir.
J’aurais pu ne pas le séduire, résister à ses rêves, à ses envies de Nous.
J’aurais pu refuser de lui ouvrir ma porte, sentir son souffle contre ma peau et la frémissante douceur de ses lèvres. J’aurais pu ne pas le laisser me renverser, posséder mon corps et mon cœur, me faire basculer au gré de ses mains aux griffes rétractiles.
J’aurais pu ne pas le chevaucher, lui arracher les plaintes de jouissance, fruits de nos plaisirs conjugués et déclinés infiniment, indéfiniment.
J’aurais pu ne pas déjeuner avec Lui dans la clarté blafarde de ce matin qui allait nous séparer encore.
J’aurais pu ne pas prendre la voiture, le train ou l’avion pour passer ces quelques moments volés au temps et à l’espace au cœur des villes anonymes.
J’aurais pu ne pas chercher sa trace partout, dans des reliefs et des contrées suspectes quand il manquait à mes nuits.
J’aurais pu fermer mes volets, clore mes lèvres et mes sentiments, ne pas donner suite à ses textos, à ses appels, à ses mots si...

Maintenant, un an après, jour pour jour, c’est encore une fois que ma mémoire me rappelle que « j’aurais pu… »

J'aurais pu...

Si j'avais voulu !

Et je n'ai pas voulu...
Et j’aime me souvenir de ce qui réchauffe comme de ce qui brûle.
Et j’aime mon présent baigné de ce passé et des promesses futures… tentaculaires !
Et je n’aime pas les conditionnels, les regrets encore moins.
Je préfère encore les remords…

Et vous ?

Cara Mia

Posté par Cara Mia à 22:14 - En eaux claires - Commentaires [34] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2008

Orangé de lune

lan

Je me sentais vierge ce soir-là. Vierge de tout, vierge de mots comme de gestes, vierge d’envies tellement nos fantasmes s’étaient épuisés à s’entrelacer, se superposer, se fondre.
Il  ne restait plus qu’à entrer, faire… vivre.

Je voulais de la musique, du vin, des ombres, des mains, de la peau douce et parfumée, un sexe profond, humide et chaud à faire trembler, une chambre orangée… un reflet ambré de ma féminité, des rires, des murmures… et toi, toi qui ne me vois pas, toi qui me regardes !
Une envie qui se nourrit de toi, une envie qui ne serait pas aussi grande sans toi au bout.
Une soirée de rendez-vous avec l’inconnu. Fébrile, vierge d’expériences mais pas d’intentions.

Mes talons ne claquaient plus maintenant que nous étions sur la moquette épaisse du couloir menant au bar et à la piste de danse. Ton bras ne serait plus ma taille effarouchée, tu t’étais fondu dans un décor de pierre et de chandelles complices. Je me sentais irréelle, évanescente, et pourtant tant de regards qui me disaient charnelle ! La lumière noire orchestrait un bal de chemises blanches sans visage. Une peur… peur que l’on se noie dans cette cohorte de libertins inconnus, peur que je devienne transparente. Mais ton regard de rapace me tient comme le plus sûr des liens. Et c’est bon la peur, quand c’est celle de jouer à se perdre pour mieux se retrouver…

Des liens… je ne porte que ça ! Il me semble que ma longue robe seconde peau n’est qu’une immense corde caressante. Vierge, vierge de ces apparats si peu familiers, vierge de lycra noir qui rit à la lune rousse, libérée…

-         Elle te bouffe des yeux…
-         Comment ? Qui ?
-         Ma parole, tu ne peux pas porter de lentilles ! regarde, là, la jolie brune, jupe courte, petits seins, grand sourire…

Je l’observe se rapprocher pendant que tu t’éloignes. Elle est belle. Naturelle, pas très grande, une bouche bien dessinée, des yeux rieurs, presque innocents. La seule fille qui semble avoir ma trentaine ici. Je lui rends son sourire. Je me retourne, tu as disparu, semble-t-il. Mise à feu. Elle me souffle son prénom. Son homme non plus n’est pas loin, les ententes sont tacites, rien ne se dit, chaque geste est un code et je l’apprends sans effort.

Je me détends progressivement, nos mots de femme nous apprivoisent, une discussion de salon de thé au milieu de regards sans équivoque. C’en est troublant. Tu accentues ce trouble tout en me rassurant en me frôlant dans la pénombre du bar, pression de ta main puissante et possessive sur ma hanche, baiser léger et furtif au creux de mon cou. Frisson de promesses. Et tu t’évanouis à nouveau.

Aucun âtre mais des flammes orange qui dansent, partout, je les sens me lécher des chevilles au creux des cuisses, affoler mon ventre. Les vois-tu, les sens-tu de tes hauteurs ?

Elles se font musicales, lyriques et pourtant chaloupées.
Pam Pam Pam… mon cœur cogne au rythme lancinant des basses, s’affole à celui des doigts d’une grande femme blonde qui s’attarde contre la peau nue de mon dos en passant derrière moi. Clin d’œil coquin. Je ris à gorge déployée, tu me bois avec ton verre de whisky, assis dans un fauteuil club, là-bas, en face de nous. J’ai envie de te surprendre. Les couples se succèdent au jeu de la danse sur un podium. La brune ne m’a pas quittée, elle devance même mon impulsion et m’entraîne avec elle sur l’estrade. Nos corps s’enroulent autour de la barre chromée, le brouhaha s’estompe, la musique me prend, la danse m’envoûte, comme à chaque fois. Alternativement, je virevolte et m’effondre au sol, frémissante, face à elle. Nos mains, nos lèvres, nos hanches s’effleurent et se repoussent langoureusement. Les autres n’existent plus, ainsi je n’ai plus de pudeur, tu m’enlaisses, je l’enlace pour t’exciter davantage, tu ne regardes que moi, je le sais.
Nous sommes seuls, un instant, un seul, au cœur d’un vertige de guitare exaltée. Pam Pam Pam…

C’est munies de fines coupes et d’un seau à champagne glacé, récompense de notre petit numéro, que nous montons à l’étage… chemin de ténèbres pavé d’indiscrètes petites bougies blanches. Des buées et des chuchotements nous parviennent de la cour intérieure d’une grande pièce magnifique au centre de laquelle bouillonne un jacuzzi qui répand sa lumière bleutée, incongrue dans l’ambiance feutrée et carminée. Nos corps de femmes s’alanguissent, entièrement nus, sous l’eau chaude. Du haut du balcon circulaire, enrobé de volutes de vapeurs et de musique douce, je sais que tes yeux attentifs nous accompagnent, tu me vois déguster le liquide d’or à petites gorgées, tu nous devines nous rapprocher, incrédules et pourtant excitées.

Mes yeux qui ne voient rien mais qui savent causer te racontent subrepticement que nos jambes s’entremêlent sous les gros bouillons, que le couple en face de nous nous sourit, que nos coquineries sont sous-marines, que mes seins durcissent, que ma main caresse ses fesses soyeuses, qu’un de ses doigts s’érige dans ma fente palpitante… J’ai envie de ses lèvres. Je joue à te le montrer sans le faire. Pour la première fois pourtant, alors que nous serons debout et encore trempées sous nos serviettes chaudes, au centre de la pièce, je répondrai à son étreinte frileuse comme à ton regard impérieux en m’emparant de sa bouche veloutée, goûtant rêveusement à ces plaisirs saphiques au doux parfum d’interdit…
Espiègles, nous savons que nous sommes vues, par beaucoup. Mais nous n’avons pas peur, les femmes sont reines ici.

Je rêve de te faire rougir, de la faire rougir, de me faire rougir, de faire rougir son homme de la voir ainsi … de nous troubler au-delà de tout ! Mon esprit s’embrume, les petites flammes dansent comme les bulles, j’ai envie de gémir… Pam Pam Pam…

Une faible lumière orangée  traverse l’alcôve capitonnée de pourpre et de sky bruissant. Le désir brumeux et les vapeurs qui nous imprègnent encore inondent la pièce d’une intime ambiance cramoisie. Allongée sur le dos, je crois que j’écarte déjà impudiquement les cuisses, elle se dresse devant moi de toute son audace. Ils observent depuis la porte. Tu es là aussi, ton verre à la main, apparemment imperturbable mais tes yeux sont vrillés aux miens. Je joue avec ton regard qui me tient à tes amarres. Je sais ce que tu veux et je le veux si fort…
Ta main s’attarde fugacement entre tes cuisses, tu souris, carnassier, juste avant de fermer la porte.

Et elle glisse au sol, là, juste là, sur cette mousse profonde que je foulais de mes pieds nus. Mes bottes à lacets gisent déjà, abandonnées dans l’entrée, elle y laisse aussi ses escarpins vernis. Sur le mur ocre à gauche, des trous sombres, grands comme des têtes, des mains, des yeux s’y attardent, nous le savons, juste le temps de se remplir les songes de ces visions indécentes, impudique à savourer. Vision d’elle accroupie, les reins cambrés. Lorsque sa langue entame sa folle sarabande, j’aimerais que mon sexe soit déjà douloureux de toi ! Je m’abandonne, une jambe tendue contre le mur indiscret. Visions mélangées, kaléidoscope de fruits mûrs que l’on débarrasse de leurs étoffes et que l’on déguste jusqu’à la chair, juteuse, vivace… sa jouissance métallique enfin recueillie sur le bout de ma langue, un nectar au goût de victoire. Et puis elle se redresse et ouvre la porte, j’acquiesce du bout des cils. Son homme se profile derrière elle, tendu, ténébreux. Je me détourne et te tends la main. Tu fonds aussi sur nous, enfin rendu à tes envies si longtemps différées, promesse de revanche nocturne plus vive, au parfum de luxure. J’arrache ta chemise blanche, je libère ton sexe nu de toute entrave de la seule prison de ton pantalon.

Je suis vierge, vierge de toi ! Toujours comme la première fois, quand j’ai tant envie que mon sexe est rétractile, serré. Nos yeux ne se sont pas quittés, tu passes un doigt attendri sur mes joues fiévreuses, mes lèvres entrouvertes sur un spasme impatient.
J’entends ses râles à elle comme étouffés, lointains, elle vit aussi des retrouvailles avec son Il, face à moi, béate mais active. Toi tu guettes d’une main experte les soubresauts de mes hanches qui s’accélèrent sous sa langue.
Lorsque son souffle à elle se glisse alors hors de ma lune, tu me possèdes enfin, tu me fais l’amour comme jamais !

Cara Mia

neg

Posté par Cara Mia à 22:45 - En eaux profondes - Commentaires [31] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 octobre 2008

Si j'étais...

shorty

Voilà la seconde fois que ça m’arrive… (Merci Indo, c’est bien parce que c’est toi ;-)

Je l’avais lu chez plusieurs d’entre vous ce fameux tag et je croyais y avoir échappé, me faisant toute petite… ben non, me voilà amenée à vous dévoiler ma vie sexuelle. Enfin, certaines facettes. Je n’ai pas l’habitude de parler de ces choses-là, moi, non mais !

Si j’étais un sous-vêtement…
J’avoue que ma réponse est changeante, j’adore la lingerie, les incontournables strings, je suis une collectionneuse et ça dépend des moments. Aujourd’hui, à cet instant précis, je dirais un petit rien en cuir avec des lacets à dénouer lentement… parce que je viens d’en acheter un, tout simplement.

Si j’étais un sex-toy…
Sans dévoiler de qui je tiens ce miracle, j’ai envie de parler d’un objet qui n’est pas à moi mais que j’ai pu tester avec elle : un diabolique joujou vibrant, doux et pointu comme une langue, précis et puissant. Un délice. J’hésite entre m’offrir le même toute seule ou l’expérimenter à nouveau dans les mêmes conditions…

Si j’étais un fantasme…
Je serais un trio langoureux, pas avec des inconnus mais avec celui que j’aime. Pas ce trio-, l’autre, celui que je n’ai pas encore tout à fait réalisé. Mais chuuuut ! Ce que vous me faites dire…

Si je devais faire l’amour à un animal…
Euh, en voilà une question stupide dans la liste… j’ai l’esprit ouvert mais là sont mes limites.

Faire l’amour déjà, le terme pour moi est bien loin de l’accouplement.

Si je devais dire quelque chose à l’oreille de mon partenaire pendant l’amour…
Mais je lui dis des tas de choses ! Les mots sont un merveilleux contrepoint qui permettent de faire naître des images, engendrer, nourrir, décupler l’excitation. Cela dépendra des situations et des moments, du fantasme actuel, mais si je ne devais choisir qu’un mot, ce serait « Encore » !

Si j’étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel…
Lorsque je me dis « si j’étais… » je ne pense vraiment pas à Clara Morgane en premier lieu, non. Mais admettons : je crois qu’on associe trop facilement l’image de blonde-actrice X à la décérébrée de service. Je ne connais pas personnellement cette demoiselle, difficile de me mettre dans sa (jolie) peau. Elle chante peut-être comme une porte qui grince mais en attendant, elle ne doit pas se nourrir de nouilles à la fin du mois. Peut-être plus maline qu’on ne croit…

Si j’étais une zone érogène…
Sans hésiter, la naissance des fesses !

Si j’étais un détail absolument irrésistible…
Un frisson, un tremblement. Celui qui anime les lèvres au moment de la jouissance par exemple. Irrésistible mais éphémère…

Physiquement, on m’a déjà parlé en ces termes et à ma grande surprise du grain de beauté que j’ai au coin de la paupière ou celui de la lèvre, signes que j’ai longtemps cachés d’ailleurs.

Si j'avais une morale sexuelle…
Du plaisir, sincère et entier. Tout partager avec celui ou celle qu’on aime, même les plus sulfureux fantasmes. Ce n’est pas très moral au sens littéral du terme mais c’est une morale que je revendique.

Si demain je me réveillais sans pénis ni vagin…
Rassurez-moi, j’aurais toujours un clito ?

Si ce n’est pas le cas, je ne verrais plus trop d’intérêt à avoir un corps et m’en servir, autant m’enfermer au couvent ou carrément rejoindre les anges. Enfin, s’ils veulent de moi, ce dont je doute… Je me vois bien faire quelques mois de Purgatoire avant de gagner mon Salut.

En, attendant, je ferais comme les eunuques, gardienne de harem ! (pause imagination… hmm !)

Et à défaut d’avoir du plaisir, on peut toujours en donner…

Puisque je n’ai pas fait le tour des archives de tout le monde, je vais refiler le bébé à 5 copines qui l’ont peut-être déjà fait mais tant pis, c’est de bon cœur et j’espère lire vos réponses… si ça vous emm*, vous me dites aussi !

Armandie, Noir Intense, Kattig, Miss Pelisse, Velouria

Bises à tous.

PS : L’est content, Indo ? Non, parce que certaines questions, vraiment… je suis restée perplexe (pour être polie.)

Cara Mia

Posté par Cara Mia à 14:57 - Vous avez un mess@ge - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 octobre 2008

Chut !

Liee

"C'est un jeu de liens..." m'as-tu soufflé !

Et avec mes mains, je parle ta langue, toutes les langues.
Je peux mener la danse.
Alors cette nuit, tu me voulais soumise... Oh ! le gros mot !
Sourire...

Je t'ai offert des images, longtemps.
Et ce que je ne pouvais faire, tu l'as lu dans mes yeux...

Cara Mia

Posté par Cara Mia à 00:28 - En eaux troubles - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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