27 août 2008
Flash-back
Elle se réveilla ce matin, alanguie.
Une envie de lui dans le creux de son ventre, comme un poids, obsédant, tenace…
Le soleil était déjà haut, sa main caressait son ventre chaud, ses seins tendus.
Elle se souvenait sur le palier d’un hôtel, il l’avait effleurée, déshabillée, entièrement.
Les portes qui s’entrouvraient, son sourire à lui, ses rires à elle…
Sa main se porta sur son sexe, caressant sa fine toison
Lui dans l’escalier en cette nuit de juin, ses mains sur ses fesses nues qui se tendaient pour goûter la caresse.
Ses doigts qui s’immiscaient dans son intimité, au plus profond, doucement comme un prélude.
Ses doigts qui caressaient son clitoris, descendant sur sa fente, si vite entrouverte.
La porte de la chambre s’ouvrit, chaleur humide, fenêtre grande ouverte.
Nue, elle regardait la cour, les lumières des autres chambres.
Immobile, elle sentait les mains de son amant courir le long de son corps déjà enflammé.
Il lui banda les yeux, l’emmena vers le lit, aveugle volontaire dans un pays de volupté.
Sa caresse devenait plus forte, plus rythmée, elle se saisit d’un lapin coquin pour accentuer son souvenir.
Ses mains, sa bouche, son sexe jouaient avec son corps incendié par ses caresses plus longues, plus précises, plus fortes.
Il dirigea sa tête vers son sexe érigé qui lui flattait la joue avec une dureté frémissante qui lui irradia le bas-ventre.
Le jouet déclencha un premier orgasme violent, soudain, qui lui arracha un cri rauque, elle se cambra encore plus, comme s’il était là…
Elle aimait découvrir ce que voulait son amant, juste guidée par ses mots ou ses mains.
Il se glissa sous-elle, il la pénétra, lentement, faisant durer le plaisir et son attente à elle.
Elle le laissa rythmer leur danse de nuit, ses gémissements s’enfuirent, bruyants, par la fenêtre toujours grande ouverte.
Elle n’était pas rassasiée, l'objet magicien de son corps poursuivait sa course jouissive, sa main trempée le serrait de plus en plus fort.
Sa tête explosait, elle jouissait en cascade.
Son sexe d'homme, chef d’orchestre de cette sarabande orgasmique, refusait de se rendre et continuait de faire rouler des torrents dans son ventre de femme.
Ses cris au travers des murs de papier égayèrent et colorèrent la nuit de leurs voisins de chambre, qui jurèrent, crut-elle, en allemand…
Son second orgasme la laissa vidée sur son lit, rêveuse, cuisses ouvertes, encore ruisselante de ce plaisir d'été.
Alors elle sourit et saisit son téléphone pour le lui faire partager…
16 août 2008
Off
04 août 2008
Stand-Bye
Un cri décrit...
A quoi ça sert ?
Juste à lui rendre un peu de mon chagrin, à vous soulever un coin du voile sur ma peine, un peu des raisons qui me font m’effacer.
Une soirée d’été, une nuit qui devait durer toute la nuit.
Un cri silencieux, quelques mots affutés, un silence béant.
La foule, le moteur de ce bus qui ronfle, qui emporte nos sons avant d’emporter la dernière image que j’aurais de toi. Je sais que c’est la dernière cette fois.
Peut-être le sais-tu aussi.
C’est pour ça que tu me l’arraches si vite d’ailleurs.
Ton sourire face à mon désarroi, mes larmes de désespoir et de colère mêlées… ton sourire est une injure, une injure cruelle.
A cet instant précis, je te hais.
Je me hais surtout…
Je me hais d’avoir aimé, pardonné, espéré, d’être venue sans la moindre confiance alors qu’elle est indispensable. Je l’ai perdue par trois fois, c’est limite biblique, ça en deviendrait presque drôle.
Et cette nuit, je me ferai mal, seule, encore… je m’étourdirai de foule et d’idées noires… je chercherai, je guetterai, ce sera facile, je suis chez toi, tu ne me verras pas… j’aurai le temps, je suis un oiseau de nuit. Non, plus d’image d’oiseau bleu ou d’oie blanche ! Je serai le vautour, le charognard de ce qui reste de nous… ça a tant nourri ma plume !
Mais je t’aime.
Mais je me hais.
Comment pourrait-il en être autrement ?
J’ai attendu, tant attendu mais en vain, des mots, des gestes qui auraient dû naître naturellement, comme avant.
Des mots, des gestes, des tendresses que tu as eus.
Des mots, des gestes, des initiatives que tu as oubliés.
Ou choisi d’oublier ce soir. Hier soir.
Je ne serais jamais importante, tu n’auras jamais besoin de moi.
Comme lui, le premier qui m’a abandonnée, délaissée, tant de fois…
Celui qui m’a donné la vie.
Face à toi, face à moi, la vitre de l’engin vrombit aussi, froide, infranchissable, elle me détache de nous comme au scalpel. Tu as choisi de me laisser comme ça, sur le pavé, comme une putain à son bitume. Elle a triste mine la putain, plus rien de somptueux. Les yeux hagards de doutes et d’incompréhension, fixés sur un geste fantôme, celui que tu lui voles. Les lèvres pincées, mordues jusqu’au sang, fixées sur le baiser manquant, figées sur ces maudits mots non-dits. Tu sais que tu ne me reverras pas puisque je pars le lendemain.
Comme lui.
Il partait vers ses plaisirs, ses priorités, chaque soir, chaque nuit, sans se retourner. Ma mère pleurait. Moi, j’avais peur qu’il ne rentre pas, jamais, que la nuit l’efface, nous le vole à jamais.
Je me haïssais de n’être pas assez ceci… trop cela… je ne sais quoi… de ne pas savoir le retenir tout simplement. Insignifiante, indigne d’être aimée.
Ça a toujours été comme ça. Ça sera toujours comme ça.
Suis-je donc si effrayante ?
Je n’ai plus que des pourquoi…
Je m’insurge de pas grand-chose ??? Non, je ne crois pas. Parfois, il ne manque qu’une goutte d’eau… et ce fut ma dernière larme, celle de trop, celle qui n’aurait jamais dû monter au terme de ce tourbillon de joie. Un goût amer, trop indigeste pour moi.
J’exagère sans doute. Car c’est tout moi, j’exagère toujours. N’est-ce pas ?
Je m'accroche à mes démons griffus et je cherche cet ange sombre que j'avais aperçu comme un faisceau salvateur sous tes paupières mi-closes. Je te voyais comme ma lumière.
J’y croyais…
Bien que tout le monde m’ait mise en garde, bien qu’on ait rit de ma naïveté, de ma passion… je parlais d’amour, d’idéalisme.
Mais je ne crache pas dessus, c’était vrai, c’était fort. Je rêvais, tu m’accompagnais…
Et puis, ça a sonné faux pendant quelques jours, quelques heures…
Et j’ai l’oreille musicale, ou l’œil pour ça… Parlons peut-être de « deuxième vue. »
J’ai longtemps cherché mon sourire ce soir pour le fixer en images, pour être celle d’avant.
Mais le miroir m’a effrayée au terme de mon périple.
J’avais passé la journée à mettre de la distance entre nous au prix d’efforts surhumains pour rester éveillée.
Je me suis effrayée.
La boule dans la gorge, les pleurs qui ne viendraient qu’avec l’autoroute, au petit jour.
Au matin d’une nuit sans sommeil.
Le parking désert.
Je pars.
Bonne route.
Je plaque les vitres de mes lunettes noires pour que mon fils ne voie pas que mon été est pluvieux, que le soleil déjà timide a définitivement déserté mon cœur.
Ce regard terrorisé, déçu, terriblement blessé ne m’a pas quitté.
Je le hais aussi.
Je croyais l’avoir jeté aux oubliettes pour toi, grâce à toi… Et je le reçois en pleine gueule ! Ce masque pitoyable. L’amour me donnait des ailes, je ne craignais plus les flashes, tu voulais que je sourie sous l’œil des photographes et j’aimais ça.
L’indifférence, c’est pire que tout. Je suis défigurée.
Je les feuillette encore ces instantanés, les photos de mes sourires pour toi, celles que j’ai retirées peu à peu de nos pages secrètes. Je ne peux plus rien faire d’autre. J’aimais être celle-là.
Après tout, Cara Mia, c’était aussi moi, elle n’est peut-être pas tout à fait morte. C’est un souvenir dans un album, comme ceux que tu fabriquais pour moi, voilà tout. Il reste ça, c’est dérisoire.
Suis-je effrayante ?
Ou juste pathétique ?
Souviens-toi donc de moi allongée et offerte sous les premiers rayons du printemps, lyres mélodieuses des anges, tu dressais déjà une ombre sur mon corps impatient...
Non, il n’y a que moi que j’effraie en fait.
Pathétique, c’est pour les autres.
Pour toi, pour vous tous.
Humaine ?
Si c’est souffrir alors oui, je suis humaine, je vomis ma souffrance maladroitement, sans construction ni littérature désormais.
« Il va falloir vivre avec… »
La seule petite phrase qui me mange le cerveau de sa voix d’insecte. Et cette idée…
« M’as-tu seulement aimée ? »
Je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi, de tout ça…
Je ne connais plus le chemin.
Alors pardonnez-moi.
Je ne dirai plus rien, je ne sais combien de temps, je ne veux pas défigurer aussi cet endroit que j’ai aimé, le rendre aussi triste qu’un caveau. Je ne veux pas vous imposer mes états d’âme, c’est la première et la dernière fois.
Mais je vous en prie, je ne veux pas entendre que la vie est belle, qu’il faut avancer, que je suis quelqu’un de bien, je n’y crois pas et ça rajouterait de la colère à mon chagrin et à mon dégoût de moi.
Je me rends à l’ombre d’où on m’avait extirpée, tout doucement.
Je suppose que là est ma place.
Je n’ai jamais su aimer sans feu et sans larmes.
Lourd, le cœur est lourd
Toutes ces alarmes à l'amour
ça larsen
Il faut qu'on reprenne forme humaine
…
Regarde où ça nous mène
…
Sourd, on reste sourd
Il suffit qu'un peu d'amour
Nous revienne
Pour qu'on reprenne forme humaine
…
Je voudrais entendre un jour :
...
Je te jure que l'amour
En vaut la peine
Cara Mia
2 août 2008
Ajout du 6 août 2008 :
Comme les mauvaises choses vont souvent par paire, j'ai appris que j'avais été plagiée, non seulement sur deux de mes textes mais cette personne ignoble a même volé une de mes photos.
Malgré mes demandes, le modérateur comme le bloggeur font la sourde oreille, ignorent et suppriment mes commentaires, à croire que les conséquences de la loi sur la propriété intellectuelle et le droit à l'image n'effraient plus personne.
Mais voici les liens des deux blogs de cet homme, je vous invite à constater son immonde culot :
http://www.orangeblog.fr/web/jsp/blog.jsp?articleID=16964248&blogID=60862&pos=0&cpi=5
http://www.orangeblog.fr/web/jsp/blog.jsp?articleID=16964462&blogID=66769&pos=0&cpi=2
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