Bain de Mes Nuits

Cara Mia vous invite à découvrir la douce chaleur du Bain de ses Nuits et parfois les souvenirs de ses jours à travers ses textes, poèmes et photos érotiques soft.

16 mai 2008

Dîner

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Toute la soirée, ton regard ne m’a pas quittée, tes yeux parcouraient mes épaules dégagées,  ma poitrine encore couverte de ce tissu vaporeux qui laissait deviner mes seins palpitants comme deux oisillons frileux dans leur nid de satin écarlate.

Tu savais que sous ma jupe seconde peau, il n’y avait rien qu’une fine ligne rouge et tu l’imaginais déjà glisser hors de ma fente, hors de mes monts frémissants qui réclament tes caresses infinies, sans arrêt...

Le dîner auquel nous nous rendions était tardif, tu étais affamé et nous étions prêts depuis longtemps. Je regardais nonchalamment la pendule où le temps s’étirait sans fin… une autre faim m’animait pour ma part. Ce restaurant italien tenait toujours ses promesses, de la musique douce, des parfums suaves, des vins variés...
Te souviens-tu de mon pied sous la table, de tes mains qui cherchaient les miennes au milieu des couverts de cristal et d’argent, de cet éclat passionné dans mes yeux à l’heure du tiramisu lorsque la crème poudrée de chocolat avait fait l’objet d’un de nos jeux ? Tu avais voulu la goûter sur mes lèvres et nous étions alors seuls au monde… Ce soir, tes amis devaient nous y rejoindre mais je ne pensais pas que l’attente pouvait être enivrante…
Si, per favore, un regard en coin, mes battements de cils bavards, ta langue qui passait furtivement sur tes lèvres et  tu décidais finalement de déclencher les hostilités.

Une bouteille de rosé frais sur la table basse, quelques toasts que tu avais tartinés en deux deux et bien disposés dans un plat rond…

-         Pourquoi te mets-tu en frais ? Nous allons dîner…

-         Laisse, tu vas voir, c’est juste un avant-goût, pour passer le temps, non ?

Tu savais que l’alcool me montait vite à la tête, voilà que mon sourire s’étirait et mes yeux papillonnaient, signe d’une légère ivresse… je n’avais pas dîné que je songeais déjà au dessert en t’observant amoureusement te lécher les doigts. Je laissais couler quelques gouttes de vin à dessein le long de mes lèvres puis de mon menton, tu vins les cueillir.

-         On peut, n’est-ce pas, on est entre nous !

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Avides de nous retrouver, nous avons oublié le temps et le dîner, dessinant de nos doigts et de nos lèvres un pont d’après-minuit. Tu as effacé le noir de mes yeux fardés par les moiteurs de ta peau, j’ai effacé ta mise impeccable par ma vigueur effrontée. Tu sais que de loin ou de près, c’est toi qui me tiens debout, même tirée à quatre épingles, même dépenaillée comme une bohème, je me fiche de ce que l’avenir ou l’heure qui suit nous réserve, du moment que tu me tiens dans tes bras, dans l’espace de tes souhaits. Les images ont défilé en moi pendant que tu dégrafais ma robe, laissant s’affaisser le tissu sombre comme une écorce légère, j’étais ton fruit, ta gourmandise toscane. Ma mémoire et le présent se mélangeaient dans des vapeurs entêtantes, fouillant mon âme avec déraison comme tu t’apprêtais à fouiller mes chairs. Ton regard filtrant des paupières mi-closes m’intimait l’oubli… j’ai oublié la trame de cette soirée pourtant réglée comme du papier à musique. Hier et maintenant, tout à l’heure et demain, des flashes désaccordés…

La chaleur de ton cou puissant sous mes gants de soie noire, les seuls apparats que tu m’avais laissés pour enrober mes caresses.

La saveur de tes baisers sur mon ventre volcan qui t’appelait, qui t’appelle tant quand j’ai envie de croire.

Nos frissons, nos souffles échangés, la brûlure de ce désir comme une plaie béante au creux de mes cuisses… le feu sous tes reins qui t’allume et t’embrase, te pousse à me posséder.

Souvenirs, prémonitions… l’obscurité d’un parking désert, écrin d’ombre à un effeuillage en règle sous tes doigts pressés, la délicieuse gangue de frissons et ton rire lorsque je m’accroche aux barreaux noirs d’un lit-navire, mes dernières amarres, le roulis de tes hanches qui me fait chavirer…

Enlacés, basculés, chevauchés, accrochés, enfiévrés… le canapé craqua, gémit, les coussins glissèrent et tombèrent.

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Sonnerie de téléphone.

Saoule de toi, de nous, je te retenais par les hanches lorsque tu te dressais pour attraper le portable. Rebelle à briser la magie, je voulais te garder dans notre bulle.

Je t’entendis t’excuser et arguer je ne sais quelle raison. Appuyé sur ton genou, penché au dessus du dossier, tu te tenais en équilibre sur mon visage, conversant avec flegme. Je pris alors ton sexe arrogant dans le fourreau tiède de ma bouche, faisant coulisser entièrement sa masse avec une avidité non contenue, tant et si bien que tu te figeais dans cette position et que les inflexions de ta voix se firent plus saccadées. Je m’arrêtais…

Le dîner. Qu’allais-tu faire ?

J’empoignais tes fesses à pleines mains, t’enfonçant davantage dans ma gorge puis m’immobilisant soudain, taquine. Ton regard caressa les courbes brillantes de mon écrin de lingerie coquelicot, se fixa un instant sur mes mèches blondes déjà collées à ma nuque, à mes tempes, à mes pulsations intimes. Tu me dominais de toute ta taille et de ta virile démesure et pourtant, je te tenais, j’adorais sentir ton plaisir grandir et jouir en moi, ici ou ailleurs. Tu bredouillas quelques mots d’amitié et de feinte déconvenue à ton interlocutrice tout en entamant un va-et-vient audacieux entre mes lèvres.

Tu avais raccroché, tu me souris, ta peau sentait déjà l’été…

Tendre fruit, sucré-salé, soleil de nuit.

Te dégageant de mon étreinte humide, tu m’écrasas sous ton poids pour retrouver mes lèvres en un long baiser plein de promesses.

-         Alors, qu’y a-t-il au menu ?

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Posté par Cara Mia à 01:36 - En eaux profondes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2008

Evidence


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Sors, sors de moi !
Sourire…
Tu as pénétré en moi avec tant de douceur et de violence que chacune de mes cellules en frissonne encore…
Tu poétises ma vie
Faire l’amour n’est plus à la nuit
C’est l’évidence qui me lie à toi, chaque heure est perdue sans un
encore…

Cara Mia

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01 mai 2008

Partir

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Partir dans ce rêve… avec toi.
J’y étais toute la journée, la nuit d’avant, dans les rayons du jour d’hier et des jours précédents, je t’emporte avec moi, entre mes draps, à chaque fois…
Dis, pars-tu aussi comme ça ?


Partir pour se retrouver, nous deux, pour se retrouver, soi-même, chacun… quand on s’est trop oublié, depuis trop longtemps…  Les rêves savent voyager au plus secret de nos cœurs, je les emporterai.
Dis, partageras-tu mes rêves ?

Partir vraiment, demain matin, boucler mon sac, y déposer mes trésors de fuite, ceux qui ont toujours accompagné mes écoles buissonnières… Oublier le téléphone, les cartes et les écrans froids, franchir l’espace pour ces éternelles retrouvailles.
Dis, es-tu impatient ?

Partir, peu importe la destination, ce fut chez moi, ce sera chez toi, pourvu que l’on chemine à deux, redécouvrir le monde et ses simples plaisirs avec des yeux malicieux d’enfants grandis trop vite.
Emporter cette nouvelle bougie d’anniversaire pour souffler mon vœu sous tes yeux…
Dis, es-tu un cadeau ?

Partir s’isoler dans la foule, enfin inconnus, enfin libres… puis s’isoler pour de bon, dans un port lumineux ou une clairière complice, explorer nos accords pour que nos corps s’épousent à l’unisson de nos cœurs désaccordés.
Dis, te souviendras-tu de mes lèvres ?

Partir et errer aux soleils de nos intimes décors, laminés d’étoiles et de nectars soyeux, ombragés par le seul répit de nos jeux… puis oublier de revenir, oublier le passé et le futur, s’offrir le plaisir de se donner l’un à l’autre et de regarder ensemble, pour une fois, dans la même direction.
Dis, allumerons-nous une étoile ?

Partir et suspendre la course folle du temps, des autres et leurs leurres, ne plus voir que le vrai dans la lueur de nos yeux soudés, enfiévrés… Jouir indéfiniment jusqu’à mourir un peu, jusqu’à la fraîcheur des matins où l’on s’embryonne dans la chaleur de l’autre pour ne pas s’éveiller tout à fait.
Dis, aimes-tu ces heures bleues ?

Partir, repartir vers de nouveaux rêves et tenir cette main comme le dernier amarrage, l’ultime rivage, le lien fragile et précieux d’un don de soi, la force enfin d’espérer et de sourire à deux pour entreprendre cet immortel voyage.
Dis, me laisseras-tu repartir ?

Cara Mia

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Posté par Cara Mia à 01:42 - Ecumes - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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