09 décembre 2007
De l’autre côté du miroir
Allons bon, je me décide…
Le dernier billet d’une de mes lectrices m’a renvoyée bien des années en arrière, à l’arrière d’une voiture pour être plus précise. Mais n’allons pas trop vite en besogne, le temps de rassembler mes souvenirs épars et je m’en vais vous conter une petite mésaventure.
Une de ces soirées qui commencent mal et qui n’ont rien pour bien s’engager…
J’arrive chez Alix à la tombée du jour, un crépuscule humide et brumeux, absolument pas envie de sortir ce soir, je serais bien restée chez moi avec un bon bouquin au coin du feu. Evidemment, elle n’est pas prête et m’entraîne avec elle dans la salle de bains : toujours vive, presque brutale, elle se dénude jusqu’à la taille et revêt devant moi en quelques minutes une bonne demie-douzaine de soutien-gorge tous plus affriolants les uns que les autres tout en m’expliquant qu’elle souhaite avoir une poitrine avantageuse sans pour autant être arrogante sous son petit haut tout neuf, que sa toute dernière conquête devra absolument noter ce détail… bref, des histoires de jeunes filles. Là, dans le miroir, elle se contemple un instant et nos regards verts jumeaux se croisent. Un sourire rendu à nos reflets :
-C’est le bon, celui-là !
Je ne sais pas si elle parle du soutien-gorge ou du jeune homme en question et je n’en demande pas davantage puisqu’elle a l’air décidé. Elle pivote vers moi et m’embrasse joyeusement sur le bout du nez :
-Mais on ne va encore pas me voir à côté de toi, tu es superbe, tout en noir, Morticia, rit-elle…
Nous sommes à l’université depuis un an maintenant et hormis nos expéditions culturelles ou sportives, je n’apprécie que modérément ces soirées interminables de chasse à l’homme dans des recoins choisis de la ville étudiante. Trop de fumée, d’alcool, d’imprévus souvent fâcheux voire simplement d’ennui mortel dans un brouillard de musique inepte et de paroles mimées. Je suis une fille d’espace et de vent. Alix, elle, y évolue comme un poisson dans l’eau.
A propos d’eau, je me doutais que j’allais encore devoir conduire au retour. La bande d’amis que nous allions retrouver n’étaient certes pas des plus sobres et moi j’avais pris depuis quelques temps le réflexe de faire semblant de boire pour accompagner un toast ou de refuser tout net. Pas que je sois une rabat-joie mais je ne supporte tout simplement pas l’alcool : un verre et je ne suis plus moi. Cela m’a déjà joué des tours assez embarrassants d’ailleurs… Bref, passons… Non ? J’y reviendrai une prochaine fois alors.
Pour Alix, ce soir, pas question de chasser : elle me présente sa nouvelle conquête, un jeune pilote en escale qu’elle avait connu à l’aéroport vu qu’elle y travaillait et qui lui avait fait le coup du « viens, je t’emmène au septième ciel ! » Mes premières impressions sont les bonnes en général, pas les siennes : celui-ci ne me plaisait pas. Trop condescendant, trop poilu, trop arrogant, trop sûr de lui… trop tout. Tout ce que je n'aime pas. Sa façon de l’attirer sans ménagement à lui devant l’entrée de la boîte, de l’embrasser avidement sans même la regarder mais sans fermer ses yeux non plus…
Je rêve ou cet abruti est en train de me déshabiller d’un regard entendu alors qu’elle se serre tout contre lui ? Je tourne prestement les talons et me glisse encore plus vite à l’intérieur pour laisser sa dernière remarque se perdre parmi la foule et le bruit : « Elle a un bon cul, ta copine ! » Voilà, encore un goujat… Alix avait le don de les attirer ceux-là, elle aimait se soumettre à leurs petites flatteries de bas-étage et ronronner autour d’eux en guettant sa pitance, travers que je lui faisais souvent remarquer car elle se retrouvait immanquablement pressée et jetée comme une vieille éponge… J’entends bien par « éponge » le fait qu’elle absorbait naïvement toutes leurs inepties et les douleurs qui en résultaient. Toutefois, depuis qu’elle me connaissait, c’était sensiblement différent. Je l’avais conduite à jouer de ça comme de sa séduction, à prendre plusieurs fois le dessus lorsque clignotait le panneau « danger », à se comporter un peu comme un homme et foncer dans le tas quand et comme elle voulait. J’étais moi-même dans cette période-là de ma vie où je me voulais prédatrice sous ma carapace, où j’étouffais des sentiments mis à mal… le chemin était encore long avant de grandir.
Nous avions passé d’inoubliables moments à faire les « pestes », à choisir un type plutôt qu’un autre parce qu’il fallait qu’il nous plaise à toutes les deux pour pouvoir le tester à tour de rôle.
Mais la blonde Alix avait repris sa panoplie d’ingénue malgré ses dessous aguicheurs… Elle espérait quoi ? Le garder celui-là avec ses faux airs de Clooney (avant qu’il soit sexy) et son fameux « What else ? » Rien, justement, il ne lui donnerait rien d’autre et elle le buvait des yeux, il avait déjà gagné. J’ai dû m’assombrir je pense car je n’ai pipé mot de toute la soirée, du moins pas avec eux. J’étais vissée sur mon haut tabouret, jambes croisées sous ma jupe fendue, devisant avec mon serveur préféré qui était dans la confidence et ne me préparait que des verres sans alcool. A un moment, je sens dans un frisson la caresse fugace et audacieuse d’une main dans mon dos nu, si légère, ce ne pouvait être qu’elle qui venait me rejoindre… Pas du tout, je me retourne et croise alors le regard mutin et effronté d’une jeune fille rousse qui s’en allait vers la piste au bras d’une autre demoiselle ! Décidément, c’était ma soirée… homme ou femme, l’infidèle patenté avait décidé de jeter son dévolu sur moi ! Ras le bol… Je me lève et décide d’aller danser moi aussi, Alix a vu le manège de la fille, elle vient vers moi et m’accompagne sur les rythmes langoureux d’une salsa. Nous sommes quatre ou cinq à nous trémousser en essayant parfois de placer quelques mots, je me laisse vite emporter par la volupté de ces sons que mon corps aime marteler et épouser de mille et unes façons, la danse est une expression naturelle pour moi. Mais ce soir, je n’arrive pas à me lâcher… un regard narquois et sombre pèse sur moi, sur nous. L’aviateur.
Au moment où il s’approche de moi, je tourne les talons et vais chercher mon manteau… Un autre que lui, j’aurais peut-être joué le jeu. Mais là, c’est chimiquement impossible. Je me sens prise au piège quand je m’engouffre à l’arrière de sa voiture (et oui, la mienne est restée chez Alix, nous sommes partis en nous tassant à cinq) et que nous déposons une copine et son mec devant chez eux.
Arrivée devant la maison.
Malaise. Il coupe le contact et me jette un regard dans le rétroviseur.
Il n’y a pas de portières à l’arrière et la musique est forte. Je sais que j’aurais pu crier, le forcer à me faire descendre mais je n’angoisse pas. Je sais pertinemment que la seule chose qu’il pourra obtenir de moi, ce sera d’être la spectatrice de ce qu’il s’apprête à faire. Il ne tarde pas d’ailleurs à prendre les choses en main, si j’ose dire : il fond sur Alix tel un rapace et elle l’accueille avec des soupirs de contentement. C’est terriblement équivoque : je suis là, otage de leurs ébats et ça les excite de le savoir. Peu importe, je me laisse aller sur la banquette et décide de me faire oublier, je regarde au-dehors, la rue déserte et glacée. Mon sac et mes clefs sont à l’intérieur, chez Alix, je me vois mal attendre debout et seule dans ce parking glacé que Miss Alix ait fini de faire joujou avec son copilote de pacotille. C’est alors qu’un fait insolite se produit et me pétrifie : je sens une main entourer délicatement ma cheville, remonter le long de mon bas en une caresse si douce que j’en frémis malgré moi. Je m’y attendais un peu vu l’intérêt non dissimulé du pseudo-George pour moi et je vais m’écarter quand je constate que ce n’est pas sa main qui s’égare ainsi sur mon mollet… c'est Alix.
Une bouffée de chaleur communicative m’envahit. De leur étreinte, je ne perçois que de vagues sons mais je sais que l’excitation est grande et la main de mon amie remonte lentement entre mes cuisses pour en effleurer la chair nue. Elle ne va pas me faire ce coup-là, pas elle ! Comment l’a-t-il convaincue ? Elle me connaît bien, elle a senti ma répulsion envers lui… Alors ?
Je m’aperçois tout-à-coup qu’elle cherche à dissimuler cette caresse féminine, qu’elle retire subrepticement sa main lorsque son amant se redresse pour me jeter un coup d’œil. Elle fait de moi sa complice et lui ignore tout… Je reprends alors confiance et me laisse aller en silence à ces jeux de mains, à cette enivrante surprise. Je n’avais absolument pas réalisé que non seulement cela ne me dégoûtait pas mais que j’en avais envie. Ma main enrobe la sienne et mes doigts courent sur son bras tendu vers moi. Ah ! Si c’était un autre mâle étendu là près de nous… mon imagination galope à toute vitesse et je nous vois succomber tour à tour à des plaisirs en trio.
Mais il y a lui, et Alix, et moi... quelque chose ne colle pas. La découverte de ces nouvelles sensations ne me donne pas envie de les partager, du moins pas tout de suite et pas comme ça. Quelque part dans mon ivresse, je les entends parler, il se redresse et lève le ton, je perçois sa colère et son dépit dans le ton de sa voix même si je ne me souviens plus des paroles. Je bondis alors entre eux vers l’autoradio et coupe le son :
- Allez, ça suffit, je sors, dis-je.
Alors Alix ouvre la portière et me précède. Je m’enfuis vers ma voiture en riant sous cape de ce que j’entends :
- Non, tu ne montes pas avec nous, d’ailleurs elle prend ses clefs et s’en va aussi, ça ne m’intéresse pas. Tu ne m’intéresses pas non plus en définitive, ton idée de nous coincer toutes les deux sans même lui demander t’a fait perdre l’une et l’autre !
Je n’oserais écrire ici tous les noms d’oiseaux dont il nous a affublées et nous les méritions peut-être un peu avec le recul… mais sans regret aucun, je le vois démarrer et partir en trombe.
D’habitude si bavardes, nous ne commentons pas l’épisode, je ne l’interroge pas sur son brusque revirement par rapport à lui, encore moins sur ce tendre rapprochement entre nous deux. Je comprends que ce sale type a fini par l’agacer aussi avec ses airs de débarquer en territoire conquis alors qu’elle songeait encore une fois à tort à une histoire sérieuse. Elle comprend aussi sans doute que je suis la seule personne qui voit clair autour d’elle et qui ne pense qu’à son bien-être.
Et puis il y a ce désir qui est né, qui a mûri et qui s’est révélé ce soir comme une évidence. L’envie de se laisser émouvoir d’une autre expérience, de naviguer sur de nouveaux rapides et de toucher d’autres terres.
- Bon, je monte et tu me rends mes clefs, donc.
- Si tu veux, répond-elle, mais tu restes dormir.
Je l’ai suivie, de l’autre côté du miroir…
Cara Mia
Commentaires
Cara Mia,
Ton histoire m'a beaucoup touchée... Si tu savais..
Tu sais, je n'aime pas les hommes qui se croient tout permis, qui croient que tout leur est du... sans savoir ce que la femme a envie.
Une petite question indiscrète...
Cette nouvelle expérience, comment s'était? [sourire]
Bisouss!
Bon, là, je ne peux pas faire d'erreur... vous êtes décidément tres jolie en photo.... rires...
Et pour ce qui est du pilote... bien fait pou sa pomme... Mais... dis nous... Tu es restée dormir... juste dormir??? sourire
Belle plume
Je dois vous tirer mon chapeau : vous avec une sacrée belle plume ! Vive, acérée et sensuelle à souhait ! J'ai adoré cette nouvelle, y a t il une suite ... chez Alix ?!!!
Bises
Maxime
Il fait exprés ou bien...
Dis moi luj, tu sais lire ou il te faut une traduction phonétique avec les lunettes fournies par M. Blog ?
Il faut tailler sept fois sa plume avant d'écrire.
Hum... mes sens en éveil
et moi-même avons simplement envie que tu saches tout le plaisir que nous avons eu à te lire...en dire plus serait inutile :-)
Je t'embrasse
Soleildejuillet & un sourire charmé..
@ La deuxième voie: Oui, en effet, j'avais fait exprés. Pardonnez moi d'avoir voulu approter une touche d'humour à mon commentaire.
Je crois qu'il mieux que je m'abstienne à l'avenir de crainte de déclencher les foudres d'une troisième voie peut-être....
HEY !
Dis, ma deuxième voix, mon coeur... Tu pourrais peut-être te pencher sur mon texte au lieu de faire fuir mes lecteurs, non ?
Cara Mia prisonnière
Jolis petits soins d'Alix...
Je t'embrasse tout doux
Angélique
Verrait-on toutes deux le même reflet dans le miroir ?
Cara Mia dit...
A Kattig, heureuse que cette histoire t'ait touchée... à vrai dire, je craignais qu'elle ne choque plutôt, alors tant mieux. Merci de ta lecture et pour l'expérience, disons que ce n'est plus une "nouveauté" (Ah, la fac, c'est loin !) mais la page est tournée. Bises à toi.
A LuJ, "je", "tu"... faudra qu'on s'entende, non ? ;-) La suite logique voudrait que l'on n'ait pas beaucoup dormi, tu ne crois pas ? Sourire.
A Maxime, merci de ces jolis compliments et de votre lecture. Quel curieux, mes lecteurs !!! Enfin, ça prouve que j'ai su titiller votre curiosité, j'en suis ravie. Une suite, elle existe mais pas en mots, reste à savoir si je vais l'écrire... ? A bientôt.
A Soleil de Juillet et ses sens en éveil... hum, beaucoup de monde tout ça (rire), je suis moi-même charmée par cet auditoire pluriel et du plaisir suscité, je n'aurais pas cru ! Je t'embrasse.
A Angélique, pour revenir sur cette histoire de chaîne engagée chez toi, il y a des "prisons" fort agréables dont on sort indemne ;-) Baisers rendus et sourire...
A Inès, des miroirs jumeaux...? heureuse que tu te sois mirée dans mes mots, le passage d'un côté à l'autre est plus doux lorsqu'on se reconnaît vraiment dans le reflet. Bises.
Pas beaucoup dormi... (soupir)
Avec tes mots, on imagine la suite...
Terriblement douce et sensuelle....
Jolie chute...
Il est des souvenirs qui ne s'effacent pas...et que le miroir continue de nous rendre intacts des années plus tard.
Mais chuuuut...Ne pas réveiller l'eau qui dort...sourire
coucou
merci pour votre passage chez nous, votre blog est superbe, de beaux textes, de belles photos, je vous mets donc dans mes liens
Lou
trés jolie histoire qui renvoie à plein de fantasmes. Elle est riche en suggestions qui ne peuvent laisser indifférent.
Plein de baisers à toi pour un agréable début de semaine
Armandie
C'est marrant...
...mais quand j'étais étudiant je travaillais moi pour avoir mes partiels! non méoh! *sourires*
Miroir inspiré
Décidemment le miroir inspire pour notre plus grand plaisir. Cara il ne vous reste plus qu'a raconter la suite, avec le talent qui est le vôtre. Bises libertines.
Pffff!
Certains messieurs savent se rendre inutiles.
Sourire.
arthi
Merci
Histoire charmante, où l'on découvre des plaisirs que l'on ne soupçonnait pas et qui se révèlent d'autant plus ennivrants.
Bravo et merci pour cette narration si vivante.
...
Où l'on eût bien aimé être le troisième larron.
Peut-être mieux accepté, qui sait ?
;-)
bah!
En fait, on a le reflet du miroir que l'on mérite!
Ensuite, tout dépend du reflet, bien sur.
"Il est né, a muri, s'est révélé"...
Une très belle histoire Cara Mia... nullement choquante, magnifiquement humaine...
Bises douces
le bouquet de fleurs
belle prise
Merci à toi...
... Ma chère Cara Mia pour ce texte ô combien captivant... J'adore!!!!!!!!
Baisers
Velouria
De ce miroir...
..nullement des alouettes, mais de la passion, de la sensualité...
D'un importun aventureux, vous nous livrer un destin fabuleux...
Certains s'y sont aventurés, mais aussi revenus, qu'importe ce destin, les dessins de la vie sont parfois pas ceux auxquels nous avons pour habitude, mais qu'importe...le sens en éveille, la sensualité nous réveil et nous restons là à vous lire si émerveillé..
Merci de vos mots...
Tendrement Votre
Dommage..
S'il avait bien joué l'imbécile,il aurait eu 2 filles j'ai l'impression!!!Bises Mitch.
Merci pour ton passage.
Miroir sans tain...
Comme si tu avais ouvert une entrée qui ne se dévoile qu'a celles qui veulent la voir, passé de l'autre coté et s'ouvrir à d'autres caresses, qu'on ne faisait que feuilleter sans jamais s'arrêter...
Juste écouter un désir nouveau, qui t'entraine vers une nouvelle émotion.
La suite, je trouve, n'a pas besoin d'être dévoilée, elle ne nous regarde pas.
Chacun fera la sienne suivant ses désirs et ses fantasmes, nul besoin d'en savoior plus.
Il suffit juste de savoir que tu as traversé le miroir...
Miroir, oh beau miroir
Ton récit nous a beaucoup touché, ému et fait sourire... Comment revenir de cette traversée sans de très agréables souvenirs... Tant qu'au pilote, pauvre homme, sans maladresse ou sans sottise, il aurait pu être un passager pas même clandestin.
Tendresses libertines à toi Cara Mia,
Les Ailes
emouvant la première fois....
Tout parait si simple et beau, chacun aimerait se trouver face à ce miroir !
merci, bises.
pas sur qu'il aurait eu les deux filles, mais que de plaisirs à te lire!!
bises
tania
Cara Mia dit...
A LuJ, il faut dormir un peu voyons, comment assurer sinon ? Sourires...
A Volcane, l'eau ne dort jamais tout à fait, elle circule dans nos strates et sourde parfois au gré des souvenirs, il est doux d'en retrouver quelques bribes, le temps d'une courte nostalgie bien sûr. Merci de ton passage, ma Générale, bises.
A Lou, merci de votre impression, le lien est rendu... A bientôt.
A Armandie, suggestive oui... je préfère, chacun peut y projeter ses propres fantasmes. Merci de tes mots doux. Je t'embrasse.
A Kaos, mais qui te dit que je ne trouvais pas une intense motivation à aller en cours ? ;-) Et j'y suis arrivée tu vois ! Sourires...
A Valmont, le miroir est un prisme qui transfigure notre décor intime... comme l'amour transfigure l'univers. Chacun pourra y voir ce qu'il veut. Je vous laisse pour l'instant le soin d'imaginer... Je convoquerai peut-être la belle Alix pour un nouveau flash-back, qui sait ;-) Tendresses.
A Arthémisia, tu ne peux pas savoir à quel point ! ;-) heureusement que d'autres savent et ont su depuis se rendre indispensables ! Bises à toi.
A Libertin 123, Je suis une femme pleine de surprises... pour le troisième larron, je suis désolée de t'apprendre qu'il n'a jamais eu de place. Mais on peut imaginer et je suppose que tu t'y es projeté l'espace d'un instant... Pourvoir de suggestion ;-) Bises et merci.
A Loup-Julien, mais c'est une évidence très cher ;-) Sourires.
A Narracoeur, "juste humaine"... merci de ces mots, ta belle sensibilité efface les scories d'un vieux sentiment de gêne. Je t'embrasse.
A Fleurs de Sexe, merci et bienvenue par ici.
A Velouria, merci de ton enthousiasme. Captivée ? par le texte, j'entends bien. On ne reste pas toujours captif, de l'autre côté de ce miroir, enfin, pour ma part. Bises.
A MdesSens, merci pour ce réveil des sens... lorsqu'ils nous surprennent, ils nous laissent de jolies traces à l'âme ;-) Sourires.
A Mitch, oui, s'il n'avait pas été "lui", il ne jouait pas hélas (rire) Mais qui sait ? C'était un moment exclusivement féminin je crois. Merci à toi.
A Flint, c'est exactement ce que je ressens ;-) Les nouvelles émotions sont parfois à fleur de peau et à portée de main... On les rêve, on les effleure ou on se décide à les saisir. J'ai rarement eu cette audace dans ma vie, en voici les mots dont je suis capable. Et qu'as-tu imaginé, toi ? (sourire) Je t'embrasse...
Aux Ailes, je vous avoue que le pilote, on n'y a plus pensé... le bellâtre ;-) Merci de votre lecture sensible. Tendresses.
A Petite Squaw, toutes les premières fois devraient être aussi émouvantes... Merci.
A Chilina, il m'est doux de savoir que tu y a trouvé un agréable reflet... Bises.
A Tania, rien n'est moins sûr ;-) Le plaisir de ta visite est une récompense pour moi.
Merci à tous pour vos visites et vos commentaires si ouverts, je craignais un peu d'écrire ce texte mais je ne le regrette pas.
Je vous embrasse.
En retard!!
tu as vraiment ce don d'écriture qui fait qu'une fois qu'on plonge dans tes textes, on les trouvent toujours trop courts!! J'avoue que j'aurais aimé lire "une éventuelle suite":-)Bisous d'une petite curieuse!
A Josée
Et je te retourne le compliment... quoiqu'il n'est pas question du même suspense dans ce cas précis ;-) Merci, douce curieuse... Je t'embrasse.
Lu, Cara !
Et vu. Enfin, imaginé. Oui, j'ai imaginé les délicates caresses de ton amie à l'assaut du haut de tes jambes ... Tu écris avec beaucoup de sensibilité et, surtout, de sensualité. Ah, j'te dis pas !!!
Et peut-être que, bientôt, tu nous offriras la suite de cette soirée, vécue ou rêvée, hein ?
Bises
(et merci pour tes passages chez moi)
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