30 novembre 2007
Chaque feu

Chaque jour qui germe et éclot,
Je le voudrais près de toi
Chaque nuit qui envahit mon espace clos,
Je la voudrais dans la tiédeur de tes bras
Chaque rayon de soleil taquin,
Qui traverse le ciel azuréen
Je le verrais bien jouer dans tes yeux
Chaque minute qui passe hors du temps,
Je l'entendrais unie aux battements
A l'unisson de nos cœurs amoureux
Et de chaque saison qui vole et trépasse
Je saisirais le feu, le vent ou la glace
A l’odeur, la saveur de ta peau
Ne doute jamais de l’amour que j’ai pour toi chaque instant,
Il est plus fort que le roseau, pliant sans jamais se briser
Il est plus beau que l’horizon polychrome aux reflets du couchant
Il est plus brûlant que les feux de nos premiers vœux échangés
Il est plus grand que nos deux existences dans l’éternité du temps
Il est aujourd’hui, demain et tous les sans lendemains
Il est à la mesure de ce qui n'est pas encore au creux de nos mains.
Cara Mia
J'ai demandé la lune...
Il y a de ça quelques jours, je demandais "la lune" de certains et voici que mes albums reçoivent les solaires contributions de Fleur du Mâle qui a osé offrir le velouté de son fessier à la morsure du froid comme à celle, éventuelle, de demoiselles avides...
De la belle Cheyenne qui me fait l'honneur et l'amitié de deux sublimes vues de ses paysages fleuris intimes, son Astre d'Or et sa Belle Argentée, à inscrire dans mes pages de tatouages...
La lune, je ne suis pas loin de l'avoir... Merci infiniment.
28 novembre 2007
Parenthèse à deux voix

Je vais te surprendre…
Tout le monde a déjà fait ça sans doute.
Pas moi. Je n’en avais jamais eu l’envie avant toi.
Je te retrouve dans ce couloir où tu passes chaque jour pour te rendre à ton bureau. Je t’y attendais et tu souris : les choses sont si familières autour de toi, il ne manquait que moi… Ma présence impromptue suffit à faire monter un désir immédiat entre nous. Tu m’entraînes dans cette pièce où je t’ai imaginé l’autre jour, abandonné et fébrile… mais seul, seul avec ma voix qui te soufflait ces mots que tu attendais. Le goût d’inachevé m’était resté longtemps en bouche, te savoir me désirer et être si loin… Sans attendre que tu me présentes les meubles, je te pousse pour te plaquer au mur, mon ventre se collant au tien. Mes mains emprisonnent ton visage et nos yeux accrochés se dévorent, le temps se suspend une seconde… une promesse d’extase ! Ma bouche caresse doucement la tienne qui se fait sauvage, je t’envahis, je suce ta langue comme si c’était ton sexe et mes mains descendent le long de ta poitrine, fouillent sous ta chemise, mes ongles griffent doucement ta peau, dessinent des arabesques acérées jusqu’à tes fesses que j’emprisonne soudain pour t’attirer vers moi et sentir ton désir : tu es dressé, dur et tremblant…
Quelle délicieuse surprise ! Toi qui découvres rarement tes jambes, te voilà gainée de soie noire et d’une audace nouvelle. Je suis tout contre toi, je respire ta peau, mes mains se glissent sous ta courte veste, je sens la chaleur de ton corps, tes seins se gonflent, les pointes dressées à même l'étoffe.
Tes doigts continuent de me griffer, le torse et le dos, j'aime la morsure de tes ongles, ma bouche se perd dans ta nuque, soulève tes cheveux blonds.
Une de mes mains se glisse sous ta jupe, que tu as choisi courte et un peu évasée, suivant le muscle de ta cuisse, pour venir terminer sa course sur ton sexe déjà nu. Tu as tout prévu.
Mon doigt tressaille à l'ouverture humide, parcourt ta fente, tourne autour du bouton d'amour, qui se gonfle de désir. Nos langues ne se quittent plus, se léchant, se suçant, se mordillant sans discontinuer...
Tes mains accompagnent alors doucement mon visage vers ta queue, je la mordille doucement, puis, faisant le tour du gland de la pointe de ma langue, je sens que tu es à ma merci, immobile, dans l’attente de ce qui va suivre… ou peut-être as-tu peur qu’on nous surprenne ? Moi, ça m’excite plutôt et, j’enfonce alors brusquement ton sexe dans le fourreau humide de ma bouche jusqu’à la garde. Mes yeux remontent vers les tiens : j’aime te regarder quand je te suce, j’aime savoir que tu me regardes aussi… Tout en continuant mes va-et-vient, mes mains se déplacent lentement sur ton corps arqué : l’une d’elle malaxe doucement tes boules pendant que l’autre qui s’est perdue dans mon intimité brûlante remonte alors le long de ton ventre jusqu’à ta bouche...
Je lèche tes doigts empreints de ton musc comme une invitation à la gourmandise, comme un témoin de ton désir qui s’écoule si promptement.
Ma queue est si dure dans ta bouche, chaude, avide qui me suce avec passion… je m’y perds.
J'aime regarder tes yeux, qui me scrutent, je sens le plaisir de jouir monter dans mon ventre, je me retiens, je veux conserver encore ta chaleur sur moi, en moi.
Je me tends de plus en plus, je cherche un retardateur à l’explosion… tes mains remontent suivant le sillon fessier.
Je frissonne a chacune de tes caresses plus précise…
Tes mains divaguent dans mes cheveux avec lesquels tu joues, que tu écartes pour mieux me regarder. Le va et vient que j’inflige à ton sexe te tord de plaisir... Au bord de la jouissance, tu saisis mon bras et m'attire vers toi pour me donner un baiser langoureux... ton tour est venu de me faire plaisir. Tu m’entraînes vers ton fauteuil de cuir qui s’ennuyait de nos ébats... Tu m'assois au bord et j’offre docilement mon sexe ruisselant à tes envies... Mes yeux plongent dans les tiens pour sonder tes attentes... Accroupi, tu n’hésites qu’un seul instant, celui d’un sourire complice. Ta bouche lèche chacune de mes cuisses tremblantes tandis que tes mains la précèdent... Tes lèvres épousent ma peau et glissent jusqu'à l'orée de mon intimité mais sans effleurer le fruit défendu. Tu aimes attiser mon désir. Pendant quelques secondes tu joues. Impatiente, je caresse mes seins mais tu me regardes et l'envie devient trop forte. Je saisis tes cheveux et te guide vers ma fleur nue et frémissante. Ta langue en visite langoureusement les pétales, tes doigts commencent à butiner tout autour. Tu entends mon plaisir monter... comme pour mieux assouvir cette caresse, tu introduis en moi un doigt, puis deux… tes mouvements experts m’arrachent des soupirs à peine contenus. Je m’agrippe tant que je peux aux accoudoirs.
Soudain un bruit de pas tout près se fait entendre... qu'un bruit de clés accompagne... Tu te figes même si je sais que nous n’avons rien à craindre. Tu me repousses et te redresses, hésitante… mais, terrassée par l'envie que je te prenne, là, maintenant, sur le champ.
Je me dresse devant toi, offerte à la tension qui est à son comble. Nous jouons avec le brûlant, cela me flatte et m’intimide tout à la fois… Tu attends l’approbation de mon regard qui se départit alors de toute crainte. Comment vas-tu me posséder… ?
Je te pousse contre le mur, le froid te fait tressaillir, je fais sortir tes seins de leur prison noire et rutilante, j’en lèche les pointes tendues.
Je relève ta cuisse et d'un coup sec je te pénètre, les yeux dans les yeux.
Mes coups de reins t'arrachent un cri que tu retiens à grand peine.
Mes mains écartent tes fesses pour mieux t’envahir, ouvrant grand ton cul rond auquel je m’agrippe comme un naufragé. Des bruits de pas, quelques paroles s'échangent derrière la porte d'entrée? Je te sens frissonner à la fois de crainte et de plaisir à l'idée que quelqu'un ouvre la porte.
Cette sensation décuple mon envie, j'ai envie de te posséder encore plus fort, totalement, entièrement...
Les portes claquent dehors, les paroles fusent et les bruits de pas se répondent… je souris et ne peut retenir ces hoquets de rire et de plaisir mêlés. Je me penche sur ton épaule et te mordille un peu l’oreille en te soufflant ces mots que tu attends… je ne vais pas tenir très longtemps à ce jeu-là… tu ralentis un peu et t’écartes légèrement pour me regarder, pour nous regarder ainsi, l’un en l’autre, nous n’avons jamais été si proches… ce faisant mon sexe est un peu à l’air libre et tu caresses mon clitoris de la pulpe de ton pouce pendant que je me mets à bouger lentement. Tout va s’accélérer, nous le savons et c’est comme la pause, la prise d’élan avant le grand saut, celui qui me fera tienne… Ta queue à laquelle j’imprime de lents mouvements ondulatoires vibre d’impatience. Au toucher, elle est devenue glissante et gonfle encore quand mes mains te saisissent pour accompagner les va-et-vient. Ton baiser a toujours le parfum de mon sexe. Quel est ton vœu le plus désireux ?
Me porter plus fort en toi, mes mains cambrant ton dos au maximum pour toucher le fond.
Tu gémis plus fort, ta respiration se fait saccadée, je sais que je vais venir en toi, fort longuement en plusieurs jets trop longtemps retenus. Tu pousses un cri lorsque tu jouis avec moi, tu te tends comme un arc, des ‘oui’ rauques emplissent l’espace clos empreint de nos moiteurs volatiles.
Je reste en toi, embrassant ton visage, caressant tes seins encore durcis de désir.
Je sens couler nos fluides mélangés sur nos cuisses.
Tendrement, je veux juste me serrer contre toi... comme pour sonder les battements de nos cœurs à l’unisson. Mes mains caressent ton dos, tu susurres des mots doux dans le creux de mon oreille...
Je souris… Dès que tu rentreras dans ce bureau demain matin, tu penseras à nous, tu m'imagineras à genoux devant toi, au cœur d’une corolle de vinyle, te suçant entièrement, mes yeux plantés dans les tiens... Je serai encore couchée, seule… Et mon songe sous-paupière me parlera de toi, t’habillera de vertiges et de goûts si prégnants, refera le trajet de mes regards, de mes doigts sur ces courbes voyageuses. Oui… ce sera presque un plaisir, presque un émoi, presque un désir de toi… mais ‘presque’, c’est tout. Comme peut l’être un songe…
Je verrai même l'empreinte de ton corps sur le mur à l'endroit ou nous avons fait l'amour...
Je regarderai mon costard que tu ne froisseras pas, ma cravate que j’aurai nouée seul, je ne cesserai de penser à toi, t’imaginant dans ton écrin noir, de jolies bottes à talons hauts et ton sourire qui s'inscrit encore au creux de mon cœur...
Hmm… te retrouver encore, dans une exquise et fulgurante parenthèse…
Cara Mia
26 novembre 2007
Sappho au miroir
Un frisson naît et monte de ma forme élancée
Le soir quand je suis nue et que je me contemple
Et sur ma hanche souple au fléchissement ample
Passent des voluptés en caresses glacées,
Pâle en la psyché blonde, impavide et dressée
Comme une déité superbe dans un temple,
Et t’évoquant, Vénus Solitaire, en Exemple
L’hermaphrodite amour naît en ma pensée.
De fleurs mortes au sein de coupes transparentes
Une senteur morbide émane exaspérante
Et mes sens font un pas d’ardeur inanimée.
Alors, doubles, je vois s’adorer mes prunelles
Et mes lèvres se joindre et se baiser, pâmées,
L’une à l’autre écrasant mes quadruples mamelles.
Roger de Nereys (1920)
25 novembre 2007
A l'heure qu'il est...
La toile est vide, la pièce aussi... je ferme à demi les yeux pour convoquer ton fantôme, tes gestes, ta voix, les poses que tu as prises, ici, dans mon décor...
C'était hier, non ?
A l'heure qu'il est, tu dois être encore "en société", revêtu de tes habits de comédie du monde et j'aimerais être la petite mouche, que dis-je, le petit papillon de nuit qui glisse le long de ton épaule, qui s'agrippe, aimanté par ta lumière...
Moi je ne suis que moi, j'ai retiré mes longues bottes que tu aimes tant, ma robe que tu n'auras pas vue, dénoué mes cheveux qui chatouillent mon dos... plus rien à retirer, comme tu me l'avais demandé ce matin.
A l'heure qu'il est, j'ai revêtu ma peau de petite fille qui s'en va rêver de son prince charmant.
Cara Mia
24 novembre 2007
Avant Noël
Bon, un mois avant Noël et je reçois déjà des présents... et quels présents ! Je n'en dis pas plus et avant de les ranger dans mes albums, je sors mon costume de mère Noël du placard et vous les offre le temps d'un billet doux...
Merci à mes amis Angélique, Soleil de Juillet, Flint, Armandie et l'Eronaute pour leurs gentilles attentions
(ça fait très "faire-part" comme formule, non ?)
Je dirais plutôt leurs envoûtantes parures naturelles
Je vous embrasse...

Angélique par Marco Muggia

22 novembre 2007
Précieuse
« Ce qu’il voulait, c’étaient des couleurs dont l’expression s’affirmât aux lumières factices des lampes (…) car il ne vivait guère que la nuit. »
(Huysmans. A rebours.)
Tu m’aimes comme ça, je le sais.
Lorsque je sors pressée de la salle de bains et que je viens, comme un chat impatient, me sécher et m’alanguir près du feu.
Je me dresse et offre impudiquement chaque parcelle humide de mon corps à la lueur brûlante des flammes, sarabande de nuances dorées et changeantes qui viennent parer ma peau nue. Tu es là, derrière moi, je sens ton regard glisser avec chaque goutte qui perle de mes cheveux, le long de mon dos pour s’attarder à la cambrure de mes reins puis, descendre encore… Intrépide voyageur, tu contemples ton décor, mon paysage mouvant.
Tu m’aimes, précieuse.
Vêtue de ma seule peau et de mes bijoux pour parure.
Salomé artificieuse et passive.
Encadrée de ton univers familier, exposée sous un éclairage de choix, offerte à mille nuances possibles. Chaque recoin de moi t’appartient déjà : des petits diamants d’eau qui gouttent encore de mes cils en passant par chaque pierre rencontrée au détour d’une courbe, d’un creux.
Tu les aimes, tous les feux qui pourront faire briller indéfiniment cet univers minéral dont tu m’as pourvue. Ceux des flammes, ceux de la lune qui nous observe, coquine, par l’étroite fenêtre. Entre la chaude lumière orangée du foyer qui danse côté face et la froide clarté sélène et bleutée qui m’enveloppe côté pile, je demeure immobile à ta vue, prisonnière consentante de mes entraves. De tes yeux d’esthète, tu quêtes la ligne, cette démarcation fictive entre les deux tons complémentaires qui illuminent mon corps en une exaltation réciproque
Tu approches.
Frissons anticipés.
Dans le bleu…
Ondoiements opalescents.
Ton doigt suit tel un pinceau léger les sombres ramifications tribales qui ornent mon dos, contourne une hanche, égrène un à un les minuscules maillons de la chaîne d’or qui ceint ma taille, puis celle de ma cheville. Tu te redresses soudain et te plaque contre mon dos, levant mes bras obéissants au dessus de nous. Je sais que ton regard s’attarde sur le miroitement des joyaux disséminées sur mes doigts et mes poignets, mille étoiles toutes saphir à la face de l’astre de la nuit.
Frissons incarnés.
Dans l’orangé…
Sarabandes mordorées.
Tes mains possessives soulignent les contours de mon visage brûlant, se perdent dans la jungle de ma chevelure qui se colle telle des langues humides à ma peau, à ta peau… tes doigts se rejoignent alors sur la rivière de ma gorge et tu englobes, comme un calice écarlate, ce bijou aux entrelacs compliqués que tu adores. Quand tu te décides à poursuivre le voyage, j’ose à peine respirer tellement le contact de tes mains fraîches sur ma peau ardente me saisit. Tu te repais de mon silence, de mon immobilité de statue docile. Comme l’artiste appliqué ou le géologue consciencieux, tu m’effleures patiemment, tu me sculptes et me dessines, tu recherches chaque empreinte, chaque braise chatoyante, chaque liqueur odorante que tu as semées pour les raviver du bout des yeux, des doigts, de la langue… à genoux devant moi, enivré de couleurs et de parfums, tu contemples enfin mon ventre comme le centre d’un monde. La lueur mate des volutes gravées dans ma chair, l’éclat mordoré de la chaîne, le rubis caché au creux du nombril… ta vue, tes mains se perdent et un instant, tu viens accrocher mon regard. Mais que pourrais-je y lire d’autre à ce moment-là ? Dans la pénombre, mes yeux d’obsidienne ne sont que deux trésors de plus à posséder.
Ainsi tendue vers le ciel, en attente de toi, je me demande alors si tu ignores que les bijoux réels ou dessinés sont les multiples symboles du calvaire de Prométhée, enchaîné à la pierre, percé de plaies toujours béantes, tatoué de sang pour expier sa démesure, son envie d’homme, son vœu de possession.
Je me demande également si toi, mon alchimiste, mon amant sophistiqué, tu pourrais m’aimer aussi sans paraître.
Si tu me laissais un peu être…
Cara Mia
21 novembre 2007
Elle a un grain

Quand on est enfant, on aime à les dénicher, les compter.
Je parle des grains de beauté…
Plus tard, on apprécie de les surprendre au détour d’une caresse, on peut de laisser séduire par leur place plus que par la quantité.
Une disposition qui, au XVIIIème siècle dans le port de ces petits ornements factices, était savamment calculée et hautement significative.
Concernant le visage, près de l'œil, c'était La Passionnée. La Baiseuse était placée au coin de la bouche, la Coquette sur les lèvres, l'effrontée, sur le nez. Au milieu de la joue, c'était La Galante,
et sur le front, La Majestueuse. Sur le pli de la joue en riant, se trouvait L'Enjouée.
Pour ce qui est du corps, on trouve sur ce site une cartographie très détaillée des grains de beauté réels et de leur signification supposée.
Un exemple : sur le sein droit, forte sensualité, tendance à la paresse ou à la nonchalance…
Pour ma part, j’en ai un sur le vert de l’œil. Mais vous devrez me croire sur parole (sourire)…
Sinon, j’aime assez (pour quelques raisons intimes) celui que je porte sur le ventre et qui émerge à fleur de mousse lorsque je baisse les yeux sur l’eau de mon bain. Il n’est pas très gros et peut-être le verrez-vous sur la photo si vous avez de bons yeux (ou de bonnes lunettes.)
Et vous ? Vous en avez, allez, je le sais bien…
Mais en avez-vous un « spécial », un dont la forme ou l’histoire ou l’emplacement sont particuliers pour vous ?
(Mais quelle curieuse !!!)
Cara Mia
19 novembre 2007
Sept capiteux péchés
"Il y a souvent plus de vice à effleurer le mal qu'à le pratiquer franchement." (Michel Campiche)
Désir, désirs de tout l’être…
Caresses diaboliques imaginées, abolies, si fragiles
Caresses caprices appréhendées, les idées sont érectiles
Caressons-nous de vœux de joie péchés en chaque lettre
Grain, grain de ta voix…
Serments d’amance brûlant tes lèvres en litanies latentes
Sarments d’un feu aliéné que chaque murmure invente
Serre-moi de tes sentences, suaves offenses soufflées au fil de soi
Prunelles, prunelles voraces
Regards reliés aux maléfices de l’ombre nous attisent
Regards dessinant à l’encre fantasque nous hypnotisent
Regarde-moi au-delà de me voir, réelle, brebis et rapace
Pulpe, pulpe des doigts…
Toucher malin électrise, se fige, s’empresse et s’impatiente
Toucher céleste, sans censure, rampe, galbe et serpente
Touche-moi dans ce silence suave et volatile sans foi ni loi
Parfums, parfums poudrés d’étoiles
Peaux lumières aux effluves secrètes, enivrantes essences
Peaux lunaires soumises aux malices d’une nuit d’errance
Pose, impose-moi de sirupeuses débauches sous voiles
Lèvres, lèvres aux arômes doux amers
Baiser sucré d’amour ou profond qui mord, friandise érotique
Baiser succulent et vénéneux « encore », l’oubli a un goût thanatique
Baise ma bouche, tendre vaniteuse qui tente et tend à te plaire
Pensées, pensées coupables s’envolent
Rêve de trêve et de chute chimériques dévoilé dans l’indécence
Rêve angélique et sombre de tout consumer à l’acide élixir des sens
Rêvons de ce Nous perpétuel brisant les strates pernicieuses de nos rôles
Cara Mia
18 novembre 2007
Contributions
Je n'aurais pas cru qu'en si peu de temps, je recevrais autant de cadeaux dans ma messagerie...
Et tout cela avant Noël ! Je suis ravie d'intégrer à mes albums ces images superbes de deux personnes belles et généreuses.
Merci à Artémis et Narracoeur pour leurs réponses spontanées.
Cara Mia
















