14 novembre 2007
Rouge

Mon sein implose…
Battements de cœur affolé, péché carminé de gourmandise.
Ma peau s’électrise, tes doigts la cherchent… mes yeux se ferment.
Peau contre peau, ce doit être si doux…
Frôlements attendus vers la chaleur encore recouverte de ton torse de mâle. Les pointes de mes seins se tendent sous l’étoffe soyeuse qui nous sépare. Elles appellent le calice de ta main qui enfermera ces deux globes enchâssés comme des gemmes offerts à tes regards. La caresse suspendue hors du temps, celle que j’aime le plus, ce contact immobile dont tu te délectes et qui m’emprisonne, qui me réchauffe jusqu’à l’âme.
Pas de jeux de doigts, pas de pincements ridicules, juste tes mains, protectrices et douces qui en redessineront en à-plat, les reliefs et les contours.
Je les sens déjà…
Cara Mia
La tête à l'envers
Ton ombre danse comme les volutes d'un feu follet,
Une aubade sortie de ton cœur, un amour dévoilé,
Laissant tomber l'incarnat voilage, je dénude mon corps,
De ma bouche qui butine, je joue l'éternité des accords,
Musique douce à tes oreilles, ma peau qui frissonne,
Viens te perdre dans mes bras, déjà minuit sonne.
Tes rêves dessinent mille désirs sur mes songes dansants,
Ils essaient de m'envoûter tel un charmeur de serpent,
Me perdre dans ton jeu, trouble lien de séduction,
Juste envie de démolir le quotidien, désir de rébellion,
Je suis là, lovée en apesanteur immobile, en vif émoi
Tu es là, projeté de tes voeux devant et sous moi
Tu me regardes avant que tes yeux ne se referment, soufflant la flamme
Et que tes paupières gardent en mémoire le spectre de mon corps de femme...
Cara Mia
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